Guide bien-être
Insomnie : pourquoi elle dure et ce qui aide vraiment
L’insomnie selon l’OMS et les recommandations : pourquoi elle dure, liens avec la dépression, TCC-I, conseils pratiques et somnifères.
Mal dormir ou souffrir d’insomnie : quelle différence ?
L’insomnie, c’est avoir du mal à trouver ou à garder le sommeil alors que le temps et les conditions de sommeil sont suffisants, juger son sommeil insatisfaisant et en subir les conséquences la journée : fatigue, humeur basse ou irritable, difficultés de concentration. La Classification internationale des maladies (CIM-11) parle d’insomnie chronique quand cela arrive plusieurs fois par semaine pendant au moins 3 mois, et d’insomnie de courte durée quand cela dure moins de 3 mois (OMS, 2025). La classification de médecine du sommeil ICSD-3 retient au moins 3 fois par semaine pendant au moins 3 mois (Edinger et al., 2021).
Le mécontentement à l’égard de son sommeil ne constitue pas un trouble insomnie si la journée n’en souffre pas (OMS, 2025). Un sommeil plus léger, plus court et plus souvent interrompu avec l’âge est aussi un changement courant, même chez les personnes en bonne santé (Ohayon et al., 2004). Mais si vos journées en pâtissent, ne mettez pas cela sur le seul compte de l’âge (portail national d’information en santé mentale, 2020). Et 8 heures ne sont pas une obligation. L’Académie américaine de médecine du sommeil et la Sleep Research Society recommandent aux adultes de 18 à 60 ans de dormir régulièrement 7 heures ou plus, tout en soulignant que le besoin de sommeil varie d’une personne à l’autre (Watson et al., 2015).
mind.io ne propose pas de test du sommeil. Ce guide s’appuie sur la recherche et les recommandations cliniques pour expliquer pourquoi l’insomnie dure, quels traitements ont fait leurs preuves, ce que vous pouvez essayer dès aujourd’hui et quand consulter.
Est-ce fréquent, et combien de temps cela dure-t-il ?
Une revue systématique de l’Académie américaine de médecine du sommeil indique que 35 à 50 % des adultes ont des symptômes d’insomnie, et que l’insomnie chronique répondant aux critères diagnostiques en touche 5 à 15 % (Edinger et al., 2021). Une autre revue estime qu’environ 10 % des adultes ont un trouble insomnie et 20 % des symptômes occasionnels (Morin & Jarrin, 2022). Les épisodes courts sont fréquents aussi : parmi des personnes qui dormaient bien au Royaume-Uni, 31,2 à 36,6 % ont connu une insomnie aiguë en un an (Ellis et al., 2012).
En Corée, une enquête téléphonique publiée en 2002 auprès de 3 719 personnes de 15 ans et plus a trouvé que 17,0 % avaient des symptômes d’insomnie au moins 3 nuits par semaine et que 5 % répondaient aux critères du trouble insomnie, mais seulement 6,8 % des personnes ayant des symptômes avaient consulté pour leur sommeil (Ohayon & Hong, 2002). Le nombre de personnes soignées dans le cadre de l’assurance maladie avec l’insomnie (G47.0) comme diagnostic principal, compté par année d’examen des demandes, est passé de 309 793 en 2015 à 501 603 en 2025, dont 61,2 % de femmes en 2025 (Service d’examen et d’évaluation de l’assurance maladie, 2026). Il s’agit de personnes soignées, pas d’une prévalence.
L’insomnie dure souvent. Dans une étude qui a suivi 388 adultes canadiens souffrant d’insomnie pendant 3 ans, 74 % en ont souffert pendant au moins 1 an et 46 % pendant les 3 années (Morin et al., 2009).
Pourquoi elle dure : ce qui la déclenche et ce qui l’entretient
Le cadre le plus connu pour expliquer l’insomnie est le modèle des 3P : des facteurs prédisposants comme la personnalité, des facteurs précipitants comme un événement stressant, et des facteurs de perpétuation qui entretiennent l’insomnie (Spielman et al., 1987 ; Ellis et al., 2021). Même quand l’effet du stress de départ s’estompe, des facteurs de perpétuation comme des habitudes qui gênent le sommeil ou l’inquiétude autour du sommeil peuvent entretenir l’insomnie (Ellis et al., 2021). C’est un modèle qui sert à construire le traitement plutôt qu’un mécanisme démontré.
Le portail coréen de santé mentale décrit un cercle vicieux : une insomnie déclenchée par le stress fait naître l’anxiété et la peur de ne pas réussir à dormir, et cette tension perturbe à son tour le sommeil (portail national d’information en santé mentale, 2020). Des chercheurs décrivent aussi les personnes insomniaques comme étant en état d’hyperéveil, le jour comme la nuit (Riemann et al., 2010). La Société coréenne de recherche sur le sommeil rappelle que rester longtemps au lit quand le sommeil ne vient pas augmente la tension et rend l’endormissement plus difficile (Société coréenne de recherche sur le sommeil).
Liens avec la dépression et l’anxiété
Insomnie, dépression et anxiété sont liées. Dans une méta-analyse de 21 études longitudinales, les personnes insomniaques avaient environ deux fois plus de risques de développer ensuite une dépression (rapport de cotes de 2,10 après exclusion des valeurs aberrantes ; Baglioni et al., 2011). Dans une autre méta-analyse, les 6 études portant sur les troubles anxieux trouvaient aussi un risque plus élevé (rapport de cotes de 3,23 ; Hertenstein et al., 2019). Ce sont des études d’observation : elles ne montrent pas que l’insomnie cause la dépression, et la dépression ou l’anxiété peuvent aussi entraîner l’insomnie (Alvaro et al., 2013).
Des essais suggèrent que traiter l’insomnie peut aussi aider la santé mentale. Dans un essai qui a réparti au hasard 291 adultes de 60 ans et plus souffrant d’insomnie, sans épisode dépressif majeur dans l’année précédente, 12,2 % de ceux qui avaient suivi 2 mois de thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie ont ensuite connu un épisode dépressif majeur, nouveau ou récurrent, contre 25,9 % de ceux qui avaient reçu une éducation au sommeil (Irwin et al., 2022). Dans un essai auprès de 3 755 étudiants d’universités britanniques souffrant d’insomnie, une thérapie cognitivo-comportementale numérique de l’insomnie a aussi réduit la dépression et l’anxiété, même si les symptômes maniaques ont légèrement augmenté (Freeman et al., 2017).
Si une humeur basse ou de l’inquiétude accompagnent vos problèmes de sommeil, faites le point avec l’auto-évaluation PHQ-9 ou l’auto-évaluation GAD-7, et consultez les guides Symptômes de la dépression et Symptômes de l’anxiété. Aucune de ces auto-évaluations n’est un diagnostic. Si vous avez des pensées de vous faire du mal, ne restez pas sans aide avec elles : appelez dès maintenant le 3114 (24 h/24, gratuit).
Le traitement qui a fait ses preuves : la TCC de l’insomnie
L’American College of Physicians recommande la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCC-I) comme premier traitement pour tous les adultes souffrant d’insomnie chronique (Qaseem et al., 2016). La recommandation européenne fait aussi de la TCC-I le traitement de première intention, y compris en présence d’autres troubles, en présentiel ou en version numérique (Riemann et al., 2023). La TCC-I comprend en général 4 à 8 séances avec un agenda du sommeil et associe des explications sur le sommeil, le contrôle du stimulus, la restriction du temps passé au lit et le travail sur les pensées négatives liées au sommeil (Edinger et al., 2021).
Dans une méta-analyse de 20 études (1 162 personnes), la TCC-I réduisait d’environ 19 minutes le temps d’endormissement et d’environ 26 minutes le temps d’éveil nocturne, mais le temps de sommeil total n’augmentait que d’environ 8 minutes, sans différence nette (Trauer et al., 2015). Elle améliore donc surtout l’endormissement et l’éveil nocturne plutôt que la quantité de sommeil. Une analyse de 241 études (31 452 personnes) a montré que la restructuration cognitive, les approches de troisième vague comme l’acceptation et la pleine conscience, la restriction du sommeil et le contrôle du stimulus comptaient pour l’effet, alors que l’éducation à l’hygiène du sommeil n’était pas indispensable (Furukawa et al., 2024).
Les effets diminuent avec le temps mais durent jusqu’à un an (van der Zweerde et al., 2019), et la TCC-I numérique gardait aussi son effet un an plus tard, même si la thérapie en présentiel était un peu plus efficace (Soh et al., 2020). En début de traitement, une somnolence ou une irritabilité peuvent toutefois apparaître en journée, et la restriction du sommeil peut ne pas convenir aux personnes qui conduisent ou manipulent des machines dangereuses, à celles qui sont sujettes à la manie, qui ont une épilepsie mal contrôlée ou une somnolence diurne excessive (Edinger et al., 2021). Plutôt que de réduire fortement par vous-même votre temps passé au lit, faites-le avec un accompagnement professionnel.
Ce que vous pouvez essayer dès aujourd’hui
Le contrôle du stimulus est une méthode comportementale fondée sur des preuves. Tel que le décrit la recommandation de l’Académie américaine de médecine du sommeil, il consiste à se coucher seulement quand on a sommeil, à se lever quand on n’arrive pas à dormir, à réserver le lit au sommeil et à la sexualité (pas de lecture ni de télévision au lit), à se lever à la même heure chaque matin et à éviter les siestes (Edinger et al., 2021). Les consignes sur le nombre de minutes à attendre varient (portail national d’information en santé mentale, 2020 ; Société coréenne de recherche sur le sommeil) : plutôt que de compter les minutes, levez-vous quand vous tournez et virez dans votre lit depuis un moment et recouchez-vous quand le sommeil revient. Après une mauvaise nuit, levez-vous quand même à l’heure habituelle plutôt que de faire la grasse matinée (portail national d’information en santé mentale, 2020 ; NHS, 2024). En cas de risque de chute ou de prise de somnifères, le contrôle du stimulus peut devoir être adapté pour rester sûr (Edinger et al., 2021). Si vous êtes naturellement du soir, voyez aussi Lève-tôt ou couche-tard.
La caféine et l’alcool comptent aussi. Chez 12 bons dormeurs ayant pris une forte dose de caféine (400 mg) 6 heures avant le coucher, le temps de sommeil mesuré par un appareil baissait encore de plus d’une heure. Dans leur propre agenda du sommeil, la baisse était de 41 minutes, sans différence statistiquement nette : l’effet peut donc être plus fort qu’on ne le ressent (Drake et al., 2013). Une méta-analyse de 24 études a trouvé que la caféine réduisait le temps de sommeil total de 45 minutes en moyenne et a estimé qu’un café (environ 107 mg) se boit de préférence au moins 8,8 heures avant le coucher. C’est une estimation tirée surtout d’études sur des personnes en bonne santé, qui peut varier d’une personne à l’autre (Gardiner et al., 2023). L’alcool peut sembler aider à s’endormir, mais il perturbe la seconde moitié de la nuit (Ebrahim et al., 2013).
Ne pas rester longtemps sur son téléphone au lit va dans le sens du contrôle du stimulus, qui réserve le lit au sommeil. L’effet des lunettes filtrant la lumière bleue sur le sommeil reste en revanche incertain (Singh et al., 2023). Selon la recommandation européenne, la luminothérapie et l’activité physique peuvent être des compléments utiles à la TCC-I (Riemann et al., 2023). Si l’épuisement professionnel s’ajoute au tableau, consultez aussi le guide Se remettre d’un burn-out.
Somnifères, et quand consulter
Les somnifères ont parfois leur place. Les recommandations cliniques conseillent toutefois de les utiliser sur de courtes périodes, après avoir pesé les bénéfices et les risques avec un médecin, quand la TCC-I n’est pas possible ou ne suffit pas (Qaseem et al., 2016 ; Sateia et al., 2017). La recommandation européenne situe l’usage de courte durée à 4 semaines au maximum (Riemann et al., 2023). Pendant qu’on les prend, les somnifères agissent à peu près comme la TCC-I, mais leurs effets ont tendance à disparaître à l’arrêt, alors que ceux de la TCC-I durent après la fin du traitement (Sateia et al., 2017).
Les somnifères comportent des risques : dépendance et sevrage, troubles cognitifs, chutes et fractures, conduite altérée, observés surtout chez les personnes âgées (Sateia et al., 2017). Les critères de Beers de la Société américaine de gériatrie déconseillent de prescrire aux personnes de 65 ans et plus des benzodiazépines et des somnifères apparentés, ainsi que des antihistaminiques sédatifs de première génération (American Geriatrics Society, 2023). L’Académie américaine de médecine du sommeil suggère de ne pas utiliser la mélatonine, ni un antihistaminique présent dans des aides au sommeil vendues sans ordonnance, pour traiter l’insomnie (Sateia et al., 2017), et la recommandation européenne ne conseille pas les antihistaminiques contre l’insomnie (Riemann et al., 2023). N’arrêtez pas brutalement des somnifères que vous prenez déjà : adaptez-les avec votre médecin, et ne les associez pas à l’alcool (FDA, 2020 ; Société coréenne de recherche sur le sommeil).
Consultez si changer vos habitudes n’a pas aidé, si vous dormez mal depuis des mois ou si l’insomnie rend le quotidien difficile à tenir (NHS, 2024). Des ronflements forts ou des pauses respiratoires signalées pendant le sommeil peuvent évoquer une apnée du sommeil, et des jambes inconfortables qui ne tiennent pas en place un syndrome des jambes sans repos ; une hyperthyroïdie ou des médicaments peuvent aussi être en cause (NHS, 2024). L’Agence coréenne de contrôle et de prévention des maladies indique qu’une forte somnolence dans la journée doit d’abord faire penser à une apnée du sommeil et qu’elle augmente le risque d’accident au volant (Agence coréenne de contrôle et de prévention des maladies, 2026). Si c’est votre cas, consultez pour le vérifier, et ne conduisez pas quand vous avez sommeil.
Questions fréquentes
Q. Faut-il vraiment dormir 8 heures ? R. Non. Il est conseillé aux adultes de 18 à 60 ans de dormir régulièrement 7 heures ou plus, mais le besoin de sommeil varie d’une personne à l’autre (Watson et al., 2015). « Je dois dormir 8 heures » fait partie des croyances qui entretiennent l’inquiétude autour du sommeil (portail national d’information en santé mentale, 2020).
Q. Un verre n’aide-t-il pas à dormir ? R. Il peut sembler aider à s’endormir, mais il perturbe la seconde moitié de la nuit (Ebrahim et al., 2013). L’alcool ne remplace pas un somnifère (portail national d’information en santé mentale, 2020).
Q. Une bonne hygiène du sommeil suffit-elle ? R. Le bon sens, comme réduire la caféine et l’alcool, peut aider, mais l’hygiène du sommeil seule n’est pas recommandée comme traitement de l’insomnie chronique (Edinger et al., 2021). La TCC-I, qui comprend le contrôle du stimulus et le travail sur les pensées liées au sommeil, est le traitement de première intention.
Q. Mal dormir fait baisser mon moral. R. Insomnie et dépression s’influencent mutuellement (Alvaro et al., 2013). Faites le point sur les deux dernières semaines avec l’auto-évaluation PHQ-9, et si cela reste difficile, demandez un avis professionnel.
Q. C’est si dur que j’ai des idées de me faire du mal. R. Ne restez pas sans aide avec ces pensées. Appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). Pour parler de façon anonyme, SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.
Références : World Health Organization (2025), ICD-11 for Mortality and Morbidity Statistics, 7A00 Chronic insomnia and 7A01 Short-term insomnia, https://icd.who.int/browse/2025-01/mms/en ; Edinger, J. D., Arnedt, J. T., Bertisch, S. M., Carney, C. E., Harrington, J. J., Lichstein, K. L., et al. (2021), Behavioral and psychological treatments for chronic insomnia disorder in adults: An American Academy of Sleep Medicine clinical practice guideline, Journal of Clinical Sleep Medicine 17(2), 255-262, https://doi.org/10.5664/jcsm.8986, and the accompanying systematic review, meta-analysis, and GRADE assessment, 17(2), 263-298, https://doi.org/10.5664/jcsm.8988 ; Ohayon, M. M., Carskadon, M. A., Guilleminault, C., & Vitiello, M. V. (2004), Meta-analysis of quantitative sleep parameters from childhood to old age in healthy individuals, Sleep 27(7), 1255-1273, https://doi.org/10.1093/sleep/27.7.1255 ; Watson, N. F., Badr, M. S., Belenky, G., et al. (2015), Recommended amount of sleep for a healthy adult: A joint consensus statement of the American Academy of Sleep Medicine and Sleep Research Society, Journal of Clinical Sleep Medicine 11(6), 591-592, https://doi.org/10.5664/jcsm.4758 ; Morin, C. M., & Jarrin, D. C. (2022), Epidemiology of insomnia: Prevalence, course, risk factors, and public health burden, Sleep Medicine Clinics 17(2), 173-191, https://doi.org/10.1016/j.jsmc.2022.03.003 ; Ellis, J. G., Perlis, M. L., Neale, L. F., Espie, C. A., & Bastien, C. H. (2012), The natural history of insomnia: Focus on prevalence and incidence of acute insomnia, Journal of Psychiatric Research 46(10), 1278-1285, https://doi.org/10.1016/j.jpsychires.2012.07.001 ; Ohayon, M. M., & Hong, S. C. (2002), Prevalence of insomnia and associated factors in South Korea, Journal of Psychosomatic Research 53(1), 593-600, https://doi.org/10.1016/S0022-3999(02)00449-X ; Health Insurance Review and Assessment Service (2026), Disease statistics: G47.0 insomnia, 2015-2025 [in Korean], https://opendata.hira.or.kr ; Morin, C. M., Bélanger, L., LeBlanc, M., Ivers, H., Savard, J., Espie, C. A., et al. (2009), The natural history of insomnia: A population-based 3-year longitudinal study, Archives of Internal Medicine 169(5), 447-453, https://doi.org/10.1001/archinternmed.2008.610 ; Spielman, A. J., Caruso, L. S., & Glovinsky, P. B. (1987), A behavioral perspective on insomnia treatment, Psychiatric Clinics of North America 10(4), 541-553, https://doi.org/10.1016/S0193-953X(18)30532-X ; Ellis, J. G., Perlis, M. L., Espie, C. A., Grandner, M. A., Bastien, C. H., Barclay, N. L., et al. (2021), The natural history of insomnia: Predisposing, precipitating, coping, and perpetuating factors over the early developmental course of insomnia, Sleep 44(9), zsab095, https://doi.org/10.1093/sleep/zsab095 ; National Center for Mental Health (2020), Insomnia disorder [National Mental Health Information Portal, in Korean], https://www.mentalhealth.go.kr/portal/disease/diseaseDetail.do?dissId=31 ; Riemann, D., Spiegelhalder, K., Feige, B., Voderholzer, U., Berger, M., Perlis, M., & Nissen, C. (2010), The hyperarousal model of insomnia: A review of the concept and its evidence, Sleep Medicine Reviews 14(1), 19-31, https://doi.org/10.1016/j.smrv.2009.04.002 ; Korean Sleep Research Society (n.d.), Insomnia and Ten rules for healthy sleep [in Korean], https://www.sleepnet.or.kr/info/obstacle/insomnia and https://www.sleepnet.or.kr/info/ten ; Baglioni, C., Battagliese, G., Feige, B., Spiegelhalder, K., Nissen, C., Voderholzer, U., et al. (2011), Insomnia as a predictor of depression: A meta-analytic evaluation of longitudinal epidemiological studies, Journal of Affective Disorders 135(1-3), 10-19, https://doi.org/10.1016/j.jad.2011.01.011 ; Hertenstein, E., Feige, B., Gmeiner, T., Kienzler, C., Spiegelhalder, K., Johann, A., et al. (2019), Insomnia as a predictor of mental disorders: A systematic review and meta-analysis, Sleep Medicine Reviews 43, 96-105, https://doi.org/10.1016/j.smrv.2018.10.006 ; Alvaro, P. K., Roberts, R. M., & Harris, J. K. (2013), A systematic review assessing bidirectionality between sleep disturbances, anxiety, and depression, Sleep 36(7), 1059-1068, https://doi.org/10.5665/sleep.2810 ; Irwin, M. R., Carrillo, C., Sadeghi, N., Bjurstrom, M. F., Breen, E. C., & Olmstead, R. (2022), Prevention of incident and recurrent major depression in older adults with insomnia: A randomized clinical trial, JAMA Psychiatry 79(1), 33-41, https://doi.org/10.1001/jamapsychiatry.2021.3422 ; Freeman, D., Sheaves, B., Goodwin, G. M., et al. (2017), The effects of improving sleep on mental health (OASIS): A randomised controlled trial with mediation analysis, The Lancet Psychiatry 4(10), 749-758, https://doi.org/10.1016/S2215-0366(17)30328-0 ; Qaseem, A., Kansagara, D., Forciea, M. A., Cooke, M., & Denberg, T. D. (2016), Management of chronic insomnia disorder in adults: A clinical practice guideline from the American College of Physicians, Annals of Internal Medicine 165(2), 125-133, https://doi.org/10.7326/M15-2175 ; Riemann, D., Espie, C. A., Altena, E., et al. (2023), The European Insomnia Guideline: An update on the diagnosis and treatment of insomnia 2023, Journal of Sleep Research 32(6), e14035, https://doi.org/10.1111/jsr.14035 ; Trauer, J. M., Qian, M. Y., Doyle, J. S., Rajaratnam, S. M., & Cunnington, D. (2015), Cognitive behavioral therapy for chronic insomnia: A systematic review and meta-analysis, Annals of Internal Medicine 163(3), 191-204, https://doi.org/10.7326/M14-2841 ; Furukawa, Y., Sakata, M., Yamamoto, R., Nakajima, S., Kikuchi, S., Inoue, M., et al. (2024), Components and delivery formats of cognitive behavioral therapy for chronic insomnia in adults: A systematic review and component network meta-analysis, JAMA Psychiatry 81(4), 357-365, https://doi.org/10.1001/jamapsychiatry.2023.5060 ; van der Zweerde, T., Bisdounis, L., Kyle, S. D., Lancee, J., & van Straten, A. (2019), Cognitive behavioral therapy for insomnia: A meta-analysis of long-term effects in controlled studies, Sleep Medicine Reviews 48, 101208, https://doi.org/10.1016/j.smrv.2019.08.002 ; Soh, H. L., Ho, R. C., Ho, C. S., & Tam, W. W. (2020), Efficacy of digital cognitive behavioural therapy for insomnia: A meta-analysis of randomised controlled trials, Sleep Medicine 75, 315-325, https://doi.org/10.1016/j.sleep.2020.08.020 ; NHS (2024), Insomnia, https://www.nhs.uk/conditions/insomnia/ ; Korea Disease Control and Prevention Agency (2026), Sleep apnoea [National Health Information Portal, in Korean], https://health.kdca.go.kr/healthinfo/biz/health/gnrlzHealthInfo/gnrlzHealthInfo/gnrlzHealthInfoView.do?cntnts_sn=6308 ; Drake, C., Roehrs, T., Shambroom, J., & Roth, T. (2013), Caffeine effects on sleep taken 0, 3, or 6 hours before going to bed, Journal of Clinical Sleep Medicine 9(11), 1195-1200, https://doi.org/10.5664/jcsm.3170 ; Gardiner, C., Weakley, J., Burke, L. M., Roach, G. D., Sargent, C., Maniar, N., et al. (2023), The effect of caffeine on subsequent sleep: A systematic review and meta-analysis, Sleep Medicine Reviews 69, 101764, https://doi.org/10.1016/j.smrv.2023.101764 ; Ebrahim, I. O., Shapiro, C. M., Williams, A. J., & Fenwick, P. B. (2013), Alcohol and sleep I: Effects on normal sleep, Alcoholism: Clinical and Experimental Research 37(4), 539-549, https://doi.org/10.1111/acer.12006 ; Singh, S., Keller, P. R., Busija, L., McMillan, P., Makrai, E., Lawrenson, J. G., et al. (2023), Blue-light filtering spectacle lenses for visual performance, sleep, and macular health in adults, Cochrane Database of Systematic Reviews 2023(8), CD013244, https://doi.org/10.1002/14651858.CD013244.pub2 ; Sateia, M. J., Buysse, D. J., Krystal, A. D., Neubauer, D. N., & Heald, J. L. (2017), Clinical practice guideline for the pharmacologic treatment of chronic insomnia in adults: An American Academy of Sleep Medicine clinical practice guideline, Journal of Clinical Sleep Medicine 13(2), 307-349, https://doi.org/10.5664/jcsm.6470 ; American Geriatrics Society Beers Criteria Update Expert Panel (2023), American Geriatrics Society 2023 updated AGS Beers Criteria for potentially inappropriate medication use in older adults, Journal of the American Geriatrics Society 71(7), 2052-2081, https://doi.org/10.1111/jgs.18372 ; U.S. Food and Drug Administration (2020), FDA requiring Boxed Warning updated to improve safe use of benzodiazepine drug class, https://www.fda.gov/drugs/drug-safety-and-availability/fda-requiring-boxed-warning-updated-improve-safe-use-benzodiazepine-drug-class.
Vous n’avez pas à garder cela pour vous
Si vous avez des pensées de vous faire du mal, ou si tout devient trop lourd, vous pouvez appeler à tout moment.
En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.
Vous pouvez envoyer le lien à quelqu’un que ce guide pourrait aider.
Tests et guides à découvrir ensuite
Faire l’auto-évaluation PHQ-9
Voyez si des symptômes dépressifs accompagnent vos problèmes de sommeil, en neuf items sur deux semaines.
Symptômes de la dépression
Comment la dépression se manifeste, y compris dans le sommeil.
Se remettre d’un burn-out
Des pistes pour récupérer quand le travail vous épuise.