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Guide bien-être

Le deuil après un décès : différence avec la dépression, deuil prolongé et ce qui aide

Le deuil d’un être cher selon la recherche : pas d’étapes fixes, différence avec la dépression et le deuil prolongé, ce qui aide et comment soutenir.

Ce qu’est le deuil : il n’y a pas de « 5 étapes » fixes

Le chagrin qui suit la mort d’un être cher (le deuil) n’est pas une maladie mais une réaction naturelle à la perte. La CIM-11 de l’Organisation mondiale de la santé ne considère pas le deuil ordinaire comme un trouble, même s’il peut retentir sur la vie sociale et le travail (OMS, 2024). Le NHS britannique cite le choc et l’engourdissement (être « dans le brouillard »), une tristesse accablante avec beaucoup de larmes, la fatigue, la colère envers la personne disparue ou la cause de la perte, et la culpabilité, par exemple d’avoir été en colère, d’avoir dit ou tu quelque chose, ou de n’avoir pas pu empêcher la mort. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de ressentir, et ces émotions ne sont pas toujours présentes mais peuvent surgir avec force sans prévenir (NHS, 2026). L’Institut national américain sur le vieillissement (NIA) ajoute que mal dormir, perdre l’appétit et avoir du mal à se concentrer ou à décider sont fréquents, et que se sentir coupable après avoir ri d’une blague ou passé un bon moment avec des proches est aussi un sentiment courant (NIA, 2024). Si, après la perte d’un être cher, des idées de mettre fin à vos jours vous viennent ou si l’envie de rejoindre la personne disparue grandit, ne gardez pas ces pensées pour vous : appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). SOS Amitié répond aussi au 09 72 39 40 50, et hors de Corée, votre médecin traitant est un autre point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

L’idée que le deuil comporte cinq étapes (déni, colère, marchandage, dépression et acceptation) vient d’un livre de 1969 où Elisabeth Kübler-Ross décrivait ses échanges avec des patients en fin de vie. Elle n’est pas issue d’une étude systématique de personnes endeuillées. Des chercheurs du deuil soulignent que les gens vivent bien certaines de ces réactions par moments, mais que rien ou presque ne montre qu’elles se succèdent par étapes, et que s’attendre à passer par des étapes peut nuire aux personnes qui ne le font pas ; ils plaident pour abandonner la théorie des étapes (Stroebe et al., 2017). Le NHS indique lui aussi qu’on peut ne pas vivre toutes les étapes, qu’elles ne suivent pas forcément un ordre précis et qu’on ne passe pas toujours de l’une à l’autre en douceur (NHS, 2026).

Les études qui ont suivi le deuil dans le temps montrent aussi des écarts avec le tableau que dessine la théorie des étapes. Dans l’étude de Yale sur le deuil, qui a interrogé 233 personnes du Connecticut endeuillées par un décès de cause naturelle, de 1 à 24 mois après le décès, l’acceptation était dès le premier mois la réaction la plus souvent rapportée, et le manque de la personne disparue était la plus forte des réactions douloureuses. Les chercheurs ont vu dans l’ordre des pics de ces réactions un accord avec la théorie des étapes (Maciejewski et al., 2007), mais la méthode de l’étude a été critiquée, et deux de ses auteurs ont ensuite proposé de parler d’états de deuil qui s’atténuent avec le temps plutôt que d’étapes (Stroebe et al., 2017).

La forme que prend le deuil varie aussi d’une personne à l’autre. Une étude a suivi, dès avant tout décès, des couples mariés de la région de Detroit dont le mari avait 65 ans ou plus, puis a réinterrogé 205 personnes ayant perdu leur conjoint (dont 180 femmes) 6 et 18 mois après. Quand on classe ces personnes selon l’évolution de leurs symptômes dépressifs, la trajectoire la plus fréquente était la « résilience » : une dépression faible avant la perte et inchangée après (45,9 %). La trajectoire souvent jugée typique, une dépression qui monte après la perte puis revient à son niveau antérieur vers 18 mois, concernait 10,7 % ; le deuil chronique, avec une dépression accrue à 6 comme à 18 mois, 15,6 % ; une dépression déjà présente avant la perte et restée telle quelle, 7,8 % ; une dépression présente avant la perte et améliorée ensuite, 10,2 %. Aucun signe clair d’un deuil « différé » n’est apparu, et le groupe résilient avait jugé son mariage, avant la perte, de la même façon que les personnes dont le deuil s’est prolongé (Bonanno et al., 2002). Dans cette étude, ne pas s’effondrer n’était pas le signe d’une mauvaise relation. Après une grande perte, beaucoup de personnes continuent d’éprouver des émotions positives et ne connaissent que des perturbations légères et passagères de leur fonctionnement (Bonanno, 2004).

mind.io ne propose pas de test de deuil ou de trouble du deuil prolongé. Des questionnaires comme le PG-13-R ont été mis au point, mais les critères du DSM-5-TR servent de référence commune en clinique pour distinguer le deuil ordinaire de ce trouble (APA, 2025), et ce guide ne donne ni questions ni seuils. L’auto-évaluation PHQ-9 fait le point sur les symptômes dépressifs des 2 dernières semaines ; elle ne dit pas si votre deuil est « normal ».

Vous n’avez pas à garder cela pour vous

Si vous avez des pensées de vous faire du mal, ou si tout devient trop lourd, vous pouvez appeler à tout moment.

En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

Deuil ou dépression : une douleur par vagues, ou une humeur toujours basse

Le deuil peut ressembler à une dépression. L’Association américaine de psychiatrie (APA) relève deux différences. Dans le deuil, les émotions douloureuses viennent par vagues, souvent mêlées de bons souvenirs de la personne disparue ; dans la dépression, l’humeur et les pensées sont presque constamment négatives. Dans le deuil, l’estime de soi est en général préservée ; dans la dépression, un sentiment corrosif de dévalorisation et le dégoût de soi sont fréquents (APA, 2013). La CIM-11 les distingue aussi : les symptômes du trouble du deuil prolongé se concentrent sur la personne disparue et la perte, tandis que les pensées et émotions dépressives touchent en général de nombreux domaines de la vie (OMS, 2024).

Il ne faut pas pour autant mettre toute baisse de moral après un décès sur le compte du deuil. Les anciens critères (DSM-IV) demandaient de ne pas diagnostiquer de dépression majeure dans les deux mois suivant un décès ; le DSM-5 a supprimé cette exclusion pour que la dépression ne passe pas inaperçue et puisse être soignée. Quand les deux coexistent, le deuil est plus intense et plus long (APA, 2013). La CIM-11 ne considère pas comme un épisode dépressif un deuil ordinaire dans les 6 mois suivant un décès, même avec quelques symptômes dépressifs, et indique que des symptômes dépressifs pendant le deuil, chez une personne sans antécédent de dépression, ne semblent pas augmenter le risque ultérieur de trouble de l’humeur. Mais des symptômes dépressifs constants pendant un mois ou plus après la perte, sans aucun moment d’humeur positive ni de plaisir, un sentiment extrême de dévalorisation ou de culpabilité sans lien avec la personne disparue, des symptômes psychotiques, des idées suicidaires ou un net ralentissement de la parole et des gestes suggèrent qu’un épisode dépressif s’ajoute au deuil (OMS, 2024). Les signes de la dépression sont décrits dans le guide Symptômes de la dépression et son traitement dans le guide Dépression.

Pour l’APA, des idées suicidaires distinctes du désir de rejoindre la personne disparue, un sentiment de dévalorisation et une baisse générale du fonctionnement suggèrent une dépression en plus de la réaction normale à la perte (APA, 2013). Dans tous les cas, si des pensées de mort vous viennent ou si l’envie de rejoindre la personne disparue grandit, ne gardez pas ces pensées pour vous : appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). Pour parler de façon anonyme, SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50. Si vous vivez hors de Corée, votre médecin traitant ou les services de santé mentale de votre région sont aussi un point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

Quand le deuil se prolonge : le trouble du deuil prolongé

Dans la CIM-11, le trouble du deuil prolongé (6B42) suit la mort de la personne qui partageait sa vie, d’un parent, d’un enfant ou d’une autre personne proche. C’est une réaction de deuil persistante et envahissante, marquée par le manque de la personne disparue ou une préoccupation persistante à son sujet, avec une douleur émotionnelle intense. Elle peut se traduire par de la tristesse, de la culpabilité, de la colère, du déni, des reproches, une difficulté à accepter la mort, l’impression d’avoir perdu une partie de soi, l’incapacité à ressentir une humeur positive, un engourdissement émotionnel et une difficulté à participer à la vie sociale ou à d’autres activités. Le diagnostic est posé quand cette réaction dure inhabituellement longtemps, en dépassant nettement les normes sociales, culturelles ou religieuses du milieu de la personne, et qu’elle altère nettement la vie personnelle, familiale, sociale, scolaire, professionnelle ou d’autres domaines importants. Un deuil de moins de 6 mois, voire plus long dans certains contextes culturels, ne remplit pas ce critère, et il importe souvent de savoir si la famille, les proches ou la communauté qui partagent la culture ou la religion de la personne jugent cette réaction anormale (OMS, 2024).

La CIM-11 cite d’autres traits possibles : garder toutes les affaires de la personne exactement comme avant sa mort, alterner entre une préoccupation excessive et l’évitement de ce qui la rappelle, avoir le sentiment que la vie n’a pas de sens et avoir du mal à faire confiance aux autres. La consommation de tabac, d’alcool ou d’autres substances, ainsi que les idées et comportements suicidaires, peuvent augmenter. La personne peut être absorbée par le souvenir des circonstances du décès mais, contrairement au trouble de stress post-traumatique, elle ne les revit pas comme si elles se produisaient de nouveau ici et maintenant (OMS, 2024). Si le décès a été brutal ou traumatique, comme un accident ou une catastrophe, le guide Trauma et TSPT peut aussi vous aider. Si des idées suicidaires vous viennent, appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). Pour parler de façon anonyme, SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50. Si vous vivez hors de Corée, votre médecin traitant est aussi un point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

L’APA a ajouté le trouble du deuil prolongé au DSM-5-TR, paru en mars 2022. Le décès doit remonter à au moins un an chez l’adulte et à au moins 6 mois dans l’enfance et l’adolescence. En plus d’un manque intense de la personne ou d’une préoccupation pour elle, au moins trois des éléments suivants doivent avoir été présents presque tous les jours pendant au moins le dernier mois : une perturbation de l’identité (comme l’impression qu’une partie de soi est morte), une incrédulité marquée face au décès, l’évitement de ce qui rappelle que la personne est morte, une douleur émotionnelle intense liée au décès, une difficulté à reprendre sa vie (voir son entourage, poursuivre ses centres d’intérêt, faire des projets), un engourdissement émotionnel, le sentiment que la vie n’a pas de sens sans la personne et une solitude intense. Le deuil doit aussi durer plus longtemps que ne le prévoient les normes sociales, culturelles ou religieuses (APA, 2025). Le NHS précise qu’on parle aussi de deuil compliqué (NHS, 2026). Cette liste explique ce qu’examine un diagnostic ; elle ne sert pas à compter ses propres symptômes pour s’autodiagnostiquer.

Est-ce fréquent ? L’APA estime que 4 à 15 % des adultes endeuillés présentent ces symptômes persistants (APA, 2025). Une méta-analyse de 14 études portant sur des adultes endeuillés par un décès non violent a trouvé 9,8 % ; les auteurs ont conclu qu’environ un adulte endeuillé sur dix est à risque, tout en appelant à la prudence parce que les méthodes variaient et que la représentativité était limitée (Lundorff et al., 2017). Une analyse de 34 échantillons de 16 pays (20 347 personnes) a trouvé une moyenne de 13 %, mais 5 % dans les échantillons probabilistes tirés au hasard et 16 % dans les autres : la méthode comptait beaucoup (Comtesse et al., 2024). Dans un échantillon représentatif de 2 498 personnes en Allemagne, les 914 qui signalaient une perte importante avaient des taux probables, estimés par un questionnaire autoadministré, de 4,2 % selon la CIM-11 et de 3,3 % selon le DSM-5-TR (Rosner et al., 2021). La CIM-11 indique que le trouble est plus fréquent chez les femmes (OMS, 2024). Autrement dit, chez la plupart des personnes endeuillées, le chagrin s’apaise avec le temps (APA, 2025).

Quand le deuil peut être plus difficile : mort soudaine, deuil après un suicide, pertes peu reconnues

Dans quelles situations le deuil risque-t-il de durer ? Une méta-analyse de 120 études (61 580 personnes) publiées de 1989 à 2023 a trouvé que les symptômes de deuil prolongé étaient le plus fortement liés aux symptômes de deuil présents avant le décès et à la dépression. Une mort inattendue, une mort violente ou non naturelle, un faible niveau d’études et de revenus, le fait d’être une femme, un attachement anxieux et la mort d’un enfant ou de la personne qui partageait sa vie étaient aussi liés, par des associations faibles mais statistiquement significatives (Buur et al., 2024). L’APA cite aussi le manque de soutien social et un décès en soins intensifs plutôt qu’à domicile parmi les facteurs de risque (APA, 2025).

Les taux rapportés sont plus élevés après une mort non naturelle, comme un accident, une catastrophe, un suicide ou un homicide. Une méta-analyse de 25 études sur ces pertes a trouvé une prévalence groupée du trouble du deuil prolongé de 49 %, plus élevée après la mort d’un enfant unique, après un homicide et dans les études menées hors des pays occidentaux, et plus faible quand plus de temps avait passé ou que la perte venait d’une catastrophe naturelle ; les méthodes variant beaucoup, les auteurs appellent à la prudence (Djelantik et al., 2020). Ce chiffre de 49 % ne peut pas être comparé directement à ceux d’autres études. Pour les décès dus au COVID-19, les résultats diffèrent selon les études. Dans un échantillon de convenance, les 49 personnes endeuillées par le COVID-19 avaient des symptômes de deuil plus élevés que les 1 182 endeuillées par une cause naturelle (taille d’effet d = 0,42), une différence expliquée par le caractère inattendu du décès (Eisma et al., 2021). Une autre étude auprès d’adultes néerlandais endeuillés en moyenne 8 mois plus tôt n’a trouvé aucune différence de symptômes aigus de deuil prolongé, évalués sans la condition de durée, entre les deuils dus au COVID-19 (76 personnes) et les deuils naturels (1 036), alors que les deuils non naturels (271) obtenaient des scores plus élevés que les deux ; chez les personnes endeuillées depuis 12 mois ou plus, aucune différence entre les trois (Lenferink et Boelen, 2023).

On parle de personnes endeuillées par suicide pour celles qui ont perdu un être cher par suicide. La Fondation coréenne pour la prévention du suicide explique que cela peut inclure non seulement la famille mais aussi des amis proches, des collègues ou des voisins (Fondation coréenne pour la prévention du suicide, s. d.). Une revue de 57 études sur le deuil après un suicide a trouvé des indices d’un sentiment de rejet et de honte plus marqué chez ces personnes que chez les proches endeuillés par une autre mort violente (Pitman et al., 2014). Une enquête de 2010 auprès de 3 432 personnes de 18 à 40 ans, étudiantes ou membres du personnel de 37 universités britanniques ayant vécu un deuil soudain, a montré que, parmi les 614 qui avaient perdu par suicide un membre de leur famille ou quelqu’un de leur cercle d’amis, une minorité, 56 (9 %), avait fait une tentative de suicide après le décès, une proportion plus élevée que chez les personnes endeuillées par une mort naturelle soudaine (5 % ; rapport de cotes ajusté 1,65). Il n’y avait toutefois pas de différence nette avec les personnes endeuillées par une autre mort soudaine non naturelle, comme un accident, ni de différence entre groupes pour les idées suicidaires, et l’écart n’était plus significatif une fois la stigmatisation ressentie prise en compte, ni une fois pris en compte les deuils soudains répétés (Pitman et al., 2016). Un risque plus élevé signifie qu’une aide est nécessaire : ne restez pas sans soutien face à la douleur et au regard des autres. Si vous avez perdu un être cher par suicide et que des idées de mettre fin à vos jours vous viennent, appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). Pour parler de façon anonyme, SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50. Si vous vivez hors de Corée, votre médecin traitant ou les services de santé mentale de votre région sont aussi un point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112. L’aide coréenne aux personnes endeuillées par suicide est décrite plus bas, et que faire quand viennent des idées suicidaires, ou comment aider quelqu’un, figure dans le guide Automutilation.

Certaines pertes sont peu reconnues par l’entourage. Une revue de 48 études sur la perte d’un animal de compagnie a trouvé que les personnes concernées faisaient souvent état de gêne et de solitude, et les études s’accordaient à dire que leur deuil risque de ne pas être reconnu (Park et al., 2023). Une étude qui a suivi des femmes après une perte de grossesse précoce dans trois hôpitaux londoniens a trouvé que, 1 mois après la perte, elles étaient plus nombreuses à signaler une anxiété (24 %) et une dépression (11 %) modérées à sévères que les femmes dont la grossesse se poursuivait (13 % et 2 %) ; 9 mois après une fausse couche, 16 % remplissaient les critères de dépistage du stress post-traumatique, 17 % ceux d’une anxiété modérée à sévère et 5 % ceux d’une dépression modérée à sévère. Seules 46 % des femmes ayant vécu une perte ont répondu au questionnaire à 9 mois (Farren et al., 2020). Le NHS ajoute qu’on peut aussi ressentir du chagrin après une rupture, une perte d’emploi, un déménagement ou la maladie grave d’un être cher (NHS, 2026). Le trouble du deuil prolongé de la CIM-11 suppose la mort d’une personne proche (OMS, 2024), mais l’absence de nom diagnostique ne veut pas dire qu’il faut porter ce chagrin sans soutien.

Ce qui aide : du soutien pour la plupart, une thérapie ciblée quand le deuil dure

Le NHS conseille de parler de ce que vous ressentez à des amis, à un membre de votre famille, à votre médecin ou à un service d’accompagnement psychologique, d’envisager le soutien entre pairs auprès de personnes qui ont vécu la même chose, de pratiquer une activité physique régulière, qui peut améliorer l’humeur et aider à dormir, et de prendre des repas réguliers pour garder une énergie stable. Il recommande de se fixer de petits objectifs faciles à atteindre plutôt que de tout faire à la fois, et de ne pas chercher à soulager le chagrin par l’alcool, le tabac, les jeux d’argent ou les drogues (NHS, 2026). Le NIA conseille d’essayer de dormir suffisamment, de partager des repas avec des proches si manger sans compagnie chez soi paraît trop silencieux et, si vous avez le choix, de reporter les grandes décisions comme vendre votre logement ou quitter votre emploi. Il suggère de trier les affaires de la personne quand vous vous en sentez capable et, plutôt que de tout donner d’un coup, de les répartir entre ce que vous gardez, ce que vous donnez et ce sur quoi vous hésitez encore (NIA, 2024). Si votre sommeil est perturbé depuis longtemps, voyez le guide Insomnie ; si la solitude vous pèse, le guide Solitude.

Le modèle du double processus proposé par des chercheurs du deuil considère comme une part d’une adaptation saine le fait d’aller et venir entre faire face à la perte elle-même et reconstruire une vie qui a changé, et parfois de faire une pause dans les deux (Stroebe et Schut, 1999). Si vous vous reprochez les moments où vous vous éloignez du chagrin, le guide Cultiver l’autocompassion peut vous aider.

Tout le monde n’a pas besoin d’un accompagnement psychologique. L’APA indique que, chez la plupart des personnes, le chagrin s’apaise avec le temps et, même s’il peut parfois s’intensifier de nouveau, ne nécessite généralement pas de soins en santé mentale (APA, 2025). Une méta-analyse de 61 études contrôlées a trouvé que, dans l’ensemble, les interventions avaient un effet faible en fin de traitement et aucun bénéfice statistiquement significatif au suivi. Les interventions réservées aux personnes en grande difficulté d’adaptation obtenaient en revanche des résultats comparables à ceux des psychothérapies pour d’autres problèmes, et les auteurs estiment que les résultats décevants des études qui proposaient de l’aide sans repérer la détresse pourraient tenir au fait que les personnes des groupes témoins allaient elles aussi mieux avec le temps (Currier et al., 2008). Une autre méta-analyse de 14 essais randomisés a aussi trouvé que les interventions préventives proposées aux personnes endeuillées ne semblaient pas efficaces, alors que les traitements destinés aux personnes déjà atteintes de deuil compliqué l’étaient, et que leur effet augmentait pendant le suivi (Wittouck et al., 2011). Ce n’est pas une raison d’éviter de consulter : confier ses émotions à un service d’accompagnement psychologique fait partie de ce que suggère le NHS (NHS, 2026).

Pour un deuil qui dure, il existe des traitements ciblés. Une méta-analyse de 31 essais randomisés chez des adultes endeuillés, qui réunissait des essais limités aux personnes très symptomatiques et d’autres qui ne l’étaient pas, a trouvé que les interventions psychologiques réduisaient les symptômes de deuil (taille d’effet g = 0,41, et 0,45 au suivi). L’effet en fin de traitement était ramené à 0,31 après correction d’un possible biais de publication, et la qualité méthodologique des essais variait beaucoup. Les effets étaient plus grands dans les études de thérapie individuelle, auprès de personnes endeuillées depuis 6 mois ou plus et auprès de personnes très symptomatiques au départ (Johannsen et al., 2019). Dans un essai qui a réparti au hasard 95 adultes de 18 à 85 ans atteints de deuil compliqué (dont 83 femmes) entre deux traitements de 16 séances chacun, les deux traitements ont réduit les symptômes, mais la thérapie du deuil compliqué (CGT) a donné un taux de réponse plus élevé que la psychothérapie interpersonnelle (51 % contre 28 %) et a agi plus vite (Shear et al., 2005). Dans un essai suivant auprès de 395 personnes dans quatre centres hospitalo-universitaires américains, où tout le monde recevait information, suivi du deuil et encouragement à reprendre des activités, 82,5 % des personnes qui avaient aussi la CGT ont répondu, contre 54,8 % sous placebo seul. Un antidépresseur n’a pas augmenté significativement le taux de réponse par rapport au placebo et n’a pas amélioré les résultats sur le deuil quand il était ajouté à la CGT, même si les symptômes dépressifs diminuaient davantage quand il était ajouté à la CGT. Les idées suicidaires ont davantage diminué chez les personnes qui ont reçu la CGT (Shear et al., 2016). L’APA indique que les traitements reprenant des éléments de thérapie cognitivo-comportementale sont efficaces, que la thérapie du deuil prolongé vise à accepter la réalité de la perte et à retrouver des objectifs et des satisfactions dans un monde sans la personne, et qu’il n’existe pas à ce jour de médicament pour les symptômes propres au deuil (APA, 2025). Ne prenez de médicament que sur ordonnance et, si vous en prenez déjà un, ne l’arrêtez pas brutalement de vous-même : parlez-en d’abord au médecin qui l’a prescrit.

Le NHS conseille de consulter un médecin si vous avez du mal à faire face au stress, à l’anxiété ou à une humeur basse, si l’humeur basse dure depuis plus de 2 semaines, si ce que vous essayez par vous-même n’aide pas, ou si vous avez des symptômes de trouble du deuil prolongé (NHS, 2026). Par où commencer en Corée est décrit plus bas. Si des idées de mettre fin à vos jours vous viennent ou si l’envie de rejoindre la personne disparue grandit, ne gardez pas ces pensées pour vous : appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). Pour parler de façon anonyme, SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50. Si vous vivez hors de Corée, votre médecin traitant ou les services de santé mentale de votre région sont aussi un point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

Soutenir une personne endeuillée : dire quelque chose, nommer la personne, rester là

Ne pas savoir quoi dire pousse facilement à remettre à plus tard, mais l’association britannique Cruse Bereavement Support rappelle qu’il vaut souvent mieux dire quelque chose que ne rien dire du tout. Si vous ne savez pas comment commencer, dites combien la nouvelle vous attriste ; ne supposez pas que vous savez ce que la personne ressent ; prenez le temps d’écouter vraiment, sans interrompre. Proposez une aide précise : « Je peux aller chercher les enfants à l’école jeudi » vaut mieux que « dis-moi si je peux faire quelque chose ». Écoutez si elle veut parler, ou restez auprès d’elle si elle a besoin de compagnie (Cruse, 2025). On hésite parfois à évoquer la perte ou à nommer la personne disparue de peur de blesser, mais beaucoup de personnes endeuillées peuvent trouver utile de parler directement de leur perte (NIA, 2024).

Restez disponible dans la durée. Cruse rappelle qu’il n’y a pas d’étapes fixes du deuil et conseille de garder le contact et de prendre des nouvelles au fil du temps, de partager des souvenirs de la personne disparue ou de proposer des façons de s’en souvenir ensemble. Le chagrin peut frapper quand on s’y attend le moins, avec de nombreux déclencheurs, même des années après un décès, et prononcer le nom de la personne montre qu’on se souvient d’elle (Cruse, 2025). L’APA souligne aussi que le chagrin peut parfois s’intensifier de nouveau (APA, 2025). Dans une famille avec des enfants, n’oubliez pas qu’ils sont eux aussi en deuil et qu’une communication ouverte et honnête compte (NIA, 2024).

Une tristesse ou une culpabilité qui ne s’allège pas au fil des mois, beaucoup de temps passé à penser à la personne disparue, une difficulté à accepter sa mort et l’incapacité à reprendre les activités du quotidien font partie des symptômes de trouble du deuil prolongé cités par le NHS (NHS, 2026). Si cela dure, proposez de demander ensemble un avis médical ou psychologique. Si la personne dit vouloir mourir ou rejoindre la personne disparue, ne jugez pas de la situation sans aide : appelez ensemble le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). SOS Amitié répond aussi au 09 72 39 40 50, et hors de Corée, son médecin traitant est un autre point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112. Prenez aussi soin de vous, pour pouvoir prendre soin des autres (Cruse, 2025).

L’aide en Corée : écoute, soins et service intégré pour les personnes endeuillées par suicide

En 2025, 362 968 personnes sont mortes en Corée (Statistics Korea, 2026) : chaque année, autant de familles et d’amis perdent un être cher. Si le deuil dure ou si la vie quotidienne s’est effondrée, vous pouvez prendre rendez-vous en psychiatrie ou vous adresser au centre de santé mentale de votre ville ou de votre district ; la ligne de crise en santé mentale 1577-0199 (24 h/24) oriente les appels depuis un mobile vers un centre proche, et vers un centre régional la nuit et les jours fériés (ministère coréen de la Santé et du Bien-être, 2025). Les conditions du bon de consultation psychologique de 2026 sont détaillées dans le guide Dépression. Si vous avez perdu un être cher dans une catastrophe ou un accident, la loi confie au Centre national coréen pour les catastrophes et les traumatismes l’évaluation, l’écoute et les soins psychologiques des personnes touchées par une catastrophe ou un autre accident et de leur famille (Centre national coréen pour les catastrophes et les traumatismes, s. d.). Si vous ne savez pas à qui vous adresser, commencez par le 1577-0199.

Si vous avez perdu un être cher par suicide, la Corée dispose d’un service intégré pour les personnes endeuillées par suicide. Lancé en 2019, il couvre depuis le 1er juillet 2026 l’ensemble des 17 provinces et grandes villes. Après un suicide, l’équipe du centre local de prévention du suicide se rend dans les 24 heures là où se trouve la famille, comme le funérarium ou le commissariat, pour la réconforter et lui présenter l’aide disponible. Le service réunit un soutien psychologique (écoute, groupes d’entraide, autopsie psychologique), une aide matérielle et financière (frais juridiques et administratifs, frais de soins psychiatriques, frais de scolarité, hébergement temporaire, nettoyage spécialisé) et une orientation vers les services sociaux locaux, et il développe le soutien par des personnes endeuillées qui ont retrouvé un équilibre. En 2025, 2 834 personnes endeuillées de 12 provinces et grandes villes en ont bénéficié (ministère coréen de la Santé et du Bien-être, 2026).

Le ministère a indiqué que, parmi les personnes endeuillées qui ont utilisé le service, la part présentant des symptômes dépressifs sévères est passée de 27,8 % juste après le décès à 6,5 % 3 mois plus tard, et la part ayant des idées suicidaires de 11,2 % à 6,4 % (ministère coréen de la Santé et du Bien-être, 2026). Il s’agit d’une comparaison avant-après sans groupe de comparaison : on ne peut pas attribuer tout ce changement au service. Dans la recherche sur le deuil, des personnes sans aucune intervention allaient elles aussi mieux avec le temps (Currier et al., 2008). Le site de la Fondation coréenne pour la prévention du suicide comporte des pages pour demander de l’aide et pour le soutien entre personnes endeuillées (Fondation coréenne pour la prévention du suicide, s. d.). Si des idées de mettre fin à vos jours vous viennent, appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit) ; en Corée, la ligne de prévention du suicide est le 109 (24 h/24, gratuit). Pour parler de façon anonyme, SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50. Si vous vivez hors de Corée, votre médecin traitant ou les services de santé mentale de votre région sont aussi un point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

Questions fréquentes

Q. Existe-t-il un test de deuil ou de trouble du deuil prolongé ? A. mind.io ne propose pas de test de deuil ou de trouble du deuil prolongé. Il existe des questionnaires comme le PG-13-R, mais les critères du DSM-5-TR servent de référence commune en clinique pour distinguer le deuil ordinaire de ce trouble (APA, 2025), et l’auto-évaluation PHQ-9 ne fait le point que sur les symptômes dépressifs des 2 dernières semaines ; elle ne dit pas si votre deuil est « normal ». Quel que soit un score, si des idées de mettre fin à vos jours vous viennent, appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). SOS Amitié répond aussi au 09 72 39 40 50, et hors de Corée, votre médecin traitant est un autre point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

Q. Plus d’un an a passé et j’ai toujours du chagrin. Est-ce anormal ? A. Pas forcément. La forme et la durée du deuil varient beaucoup d’une personne à l’autre (Stroebe et al., 2017 ; Bonanno et al., 2002). Chez la plupart des gens, le chagrin s’apaise avec le temps, même s’il peut parfois s’intensifier de nouveau (APA, 2025), et il peut revenir avec des déclencheurs inattendus, même des années plus tard (Cruse, 2025). Le trouble du deuil prolongé ne tient pas qu’à la durée : il désigne un manque et une douleur intenses, au-delà de ce que la culture de la personne laisse attendre, qui perturbent gravement la vie quotidienne. La durée minimale est de 6 mois dans la CIM-11 et d’un an chez l’adulte dans le DSM-5-TR, et un deuil plus long peut être normal dans certaines cultures (OMS, 2024 ; APA, 2025). Dans une étude qui a suivi des personnes endeuillées par une cause naturelle, les réactions douloureuses atteignaient en moyenne leur pic dans les 6 mois environ, et les chercheurs ont estimé qu’une évaluation plus poussée pourrait aider les personnes chez qui elles restent fortes au-delà (Maciejewski et al., 2007).

Q. J’ai l’impression de voir ou d’entendre la personne disparue. A. Ce n’est pas une expérience rare. Une revue d’études a trouvé que 30 à 60 % des personnes veuves rapportaient des expériences sensorielles comme voir ou entendre la personne disparue, même si les études menées auprès de personnes endeuillées étaient très petites (Castelnovo et al., 2015). La CIM-11 indique que certaines sociétés jugent anormale toute rencontre éveillée avec la personne disparue, alors que dans de nombreuses sociétés d’Europe du Sud et d’Amérique latine, les visites de proches disparus peu après le décès sont courantes et peuvent réconforter (OMS, 2024). Elle ajoute que des symptômes dépressifs constants pendant un mois ou plus sans aucun moment d’humeur positive, ou des idées suicidaires, pendant le deuil suggèrent qu’un épisode dépressif s’ajoute au deuil (OMS, 2024). Si ces expériences sont pénibles ou effrayantes, ou s’accompagnent de tels signes, consultez un médecin. Si des idées de mettre fin à vos jours vous viennent, appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). SOS Amitié répond aussi au 09 72 39 40 50, et hors de Corée, votre médecin traitant est un autre point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

Q. Le chagrin après la perte d’un animal ou après une fausse couche est-il un vrai deuil ? A. Oui, c’est du chagrin après une perte. Une revue de 48 études a trouvé que les personnes qui perdent un animal de compagnie ressentent souvent gêne et solitude et que leur deuil tend à ne pas être reconnu ; elle a relevé des façons d’y faire face comme le soutien social, le maintien d’un lien avec l’animal disparu et les gestes de mémoire, tout en jugeant nécessaire de mieux étudier lesquelles sont efficaces (Park et al., 2023). Le deuil d’un animal a son propre guide : Deuil animalier. Certaines femmes avaient encore des symptômes d’anxiété ou de stress post-traumatique 9 mois après une fausse couche (Farren et al., 2020). Le trouble du deuil prolongé de la CIM-11 suppose la mort d’une personne proche (OMS, 2024), mais quel que soit le nom, si c’est difficile, vous pouvez en parler et demander de l’aide. Si l’humeur basse dure plus de 2 semaines, consultez un médecin (NHS, 2026).

Q. J’ai envie de suivre la personne disparue. A. Ne gardez pas cette pensée pour vous. Appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). Pour parler de façon anonyme, SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50. Si vous vivez hors de Corée, votre médecin traitant ou les services de santé mentale de votre région sont aussi un point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112. Pour l’APA, des idées suicidaires distinctes du désir de rejoindre la personne disparue, ou un sentiment de dévalorisation, suggèrent une dépression en plus du deuil (APA, 2013). Les idées suicidaires peuvent aussi augmenter dans le trouble du deuil prolongé (OMS, 2024), mais dans un essai auprès d’adultes atteints de deuil compliqué, elles ont davantage diminué chez les personnes qui ont reçu la thérapie du deuil compliqué (CGT) que chez les autres (Shear et al., 2016). Dans tous les cas, de l’aide existe : dites dès maintenant à une personne de confiance ce que vous ressentez.

Q. Dois-je forcément consulter ? A. Pas forcément. La plupart des deuils s’apaisent avec le temps sans soins en santé mentale (APA, 2025), et l’aide proposée sans repérer la détresse a donné des résultats décevants. Les interventions destinées aux personnes en grande difficulté d’adaptation ont en revanche aidé (Currier et al., 2008). Si les choses ne s’améliorent pas au bout de quelques mois ou si vous ne parvenez pas à reprendre votre vie quotidienne, demandez un avis médical ou psychologique (NHS, 2026). Demander un accompagnement psychologique simplement parce que vous en avez envie fait aussi partie de ce que suggère le NHS (NHS, 2026).

Q. J’ai perdu un membre de ma famille par suicide. Où trouver de l’aide ? A. Vous n’avez pas à garder cela pour vous. Si des idées de mettre fin à vos jours vous viennent, appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit) ; en Corée, appelez le 109 (24 h/24, gratuit) ou la ligne de crise en santé mentale 1577-0199, qui vous oriente vers un centre proche (ministère coréen de la Santé et du Bien-être, 2025). SOS Amitié répond aussi au 09 72 39 40 50, et hors de Corée, votre médecin traitant est un autre point de départ. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112. Depuis juillet 2026, un service intégré présent dans les 17 provinces et grandes villes coréennes propose en un seul lieu écoute, groupes d’entraide et aide pour les démarches juridiques et administratives et les frais de soins psychiatriques (ministère coréen de la Santé et du Bien-être, 2026). Une étude britannique a trouvé que de jeunes adultes ayant perdu par suicide un membre de leur famille ou quelqu’un de leur cercle d’amis avaient plus souvent fait une tentative de suicide que les personnes endeuillées par une mort naturelle soudaine, mais l’écart n’était plus significatif une fois prise en compte la stigmatisation qu’ils ressentaient (Pitman et al., 2016). Un risque plus élevé signifie qu’une aide est nécessaire : ne restez pas sans soutien face à la douleur et au regard des autres. Que faire quand viennent des idées suicidaires, et comment aider quelqu’un, figure dans le guide Automutilation.

Références : World Health Organization (2024), Clinical descriptions and diagnostic requirements for ICD-11 mental, behavioural and neurodevelopmental disorders (CDDR), https://www.who.int/publications/i/item/9789240077263; NHS (2026), Grief after bereavement or loss, https://www.nhs.uk/mental-health/feelings-symptoms-behaviours/feelings-and-symptoms/grief-bereavement-loss/; National Institute on Aging (2024), Coping with grief and loss, https://www.nia.nih.gov/health/grief-and-mourning/coping-grief-and-loss; Stroebe, M., Schut, H., & Boerner, K. (2017), Cautioning health-care professionals: bereaved persons are misguided through the stages of grief, Omega 74(4), 455-473, https://doi.org/10.1177/0030222817691870; Maciejewski, P. K., Zhang, B., Block, S. D., & Prigerson, H. G. (2007), An empirical examination of the stage theory of grief, JAMA 297(7), 716-723, https://doi.org/10.1001/jama.297.7.716; Bonanno, G. A., Wortman, C. B., Lehman, D. R., Tweed, R. G., Haring, M., Sonnega, J., Carr, D., & Nesse, R. M. (2002), Resilience to loss and chronic grief: a prospective study from preloss to 18-months postloss, Journal of Personality and Social Psychology 83(5), 1150-1164, https://doi.org/10.1037/0022-3514.83.5.1150; Bonanno, G. A. (2004), Loss, trauma, and human resilience: have we underestimated the human capacity to thrive after extremely aversive events?, American Psychologist 59(1), 20-28, https://doi.org/10.1037/0003-066X.59.1.20; American Psychiatric Association (2013), Major depressive disorder and the “bereavement exclusion” [DSM-5 fact sheet], https://psychiatry.org/File%20Library/Psychiatrists/Practice/DSM/APA_DSM-5-Depression-Bereavement-Exclusion.pdf; American Psychiatric Association (2025), Prolonged grief disorder, https://www.psychiatry.org/patients-families/prolonged-grief-disorder; Lundorff, M., Holmgren, H., Zachariae, R., Farver-Vestergaard, I., & O’Connor, M. 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