Guide bien-être
Traumatisme et TSPT : réaction normale ou trouble, pourquoi il dure et ce qui aide
Traumatisme et TSPT selon l’OMS, le NICE et la recherche : réaction normale ou trouble, TSPT complexe, premières semaines, soins et aide.
Traumatisme et TSPT : ce que recouvre le diagnostic
« Traumatisme » est le mot courant ; le trouble qui peut suivre s’appelle le trouble de stress post-traumatique (TSPT). La Classification internationale des maladies de l’OMS (CIM-11) le décrit comme trois choses qui persistent ensemble pendant au moins plusieurs semaines après un événement extrêmement menaçant ou horrible, avec une vraie gêne dans la vie : revivre l’événement comme s’il se reproduisait maintenant (souvenirs vifs, flashbacks, cauchemars), éviter les pensées, lieux ou personnes qui le rappellent, et un sentiment durable de menace actuelle, comme être toujours sur ses gardes ou sursauter au moindre bruit. Ces événements comprennent les catastrophes, les accidents graves, les agressions, les violences sexuelles et les maladies menaçant la vie, mais aussi le fait de voir quelqu’un être soudain blessé ou tué, ou d’apprendre la mort brutale d’un être cher (OMS, 2024). Les réactions à des événements difficiles mais d’une autre nature, comme un divorce ou une perte d’emploi, relèvent plus souvent du trouble de l’adaptation (OMS, 2025).
Vivre un événement traumatique n’est pas rare. Dans des enquêtes menées dans 24 pays, 70,4 % des personnes avaient vécu au moins un tel événement au cours de leur vie, mais en moyenne 4,0 % de ces événements menaient à un TSPT ; ce taux était bien plus élevé après des violences commises par autrui, en particulier des violences sexuelles (Kessler et al., 2017). Dans 26 enquêtes en population (plus de 70 000 adultes), 3,9 % des personnes avaient eu un TSPT au cours de leur vie (Koenen et al., 2017). L’enquête nationale coréenne de 2021 a trouvé 1,5 % sur la vie entière et 0,3 % sur un an (Rim et al., 2023). Dans les statistiques de l’assurance maladie coréenne, le nombre de personnes soignées avec un TSPT (F43.1) comme diagnostic principal est passé de 6 064 en 2010 à 14 354 en 2025, dont 62,1 % de femmes. Ces chiffres comptent des personnes soignées, pas le nombre de personnes concernées (Service d’examen et d’évaluation de l’assurance maladie, 2026).
La plupart des personnes qui vivent un événement traumatique se rétablissent avec le temps (OMS, 2026), et le TSPT n’est pas le signe d’un esprit ou d’une volonté faibles (portail national d’information en santé mentale, 2020). mind.io ne propose pas de test du TSPT. Ce guide explique ce qui distingue une réaction normale d’un TSPT, pourquoi il peut durer, ce qui aide et ce qui n’aide pas dans les premiers jours et semaines, les traitements qui ont fait leurs preuves et où trouver de l’aide. Les autres problèmes d’anxiété sont expliqués dans le guide Symptômes de l’anxiété.
Réactions normales, TSPT et TSPT complexe
Au début, presque tout le monde est ébranlé. Juste après un événement traumatique, tous les symptômes du TSPT peuvent apparaître, et si ces réactions commencent à s’atténuer assez vite, on les considère comme une réaction normale, pas comme un trouble. Si elles ne montrent aucun signe d’apaisement environ une semaine après la fin de l’événement (ou environ un mois si la menace se poursuit), il est temps de demander une aide professionnelle (OMS, 2024). Être sur ses gardes, avoir des souvenirs qui reviennent et éviter ce qui rappelle l’événement sont des réactions fréquentes, pas le signe que quelque chose ne va pas chez vous ou que vous êtes faible (Centre national coréen pour les catastrophes et les traumatismes, s. d.).
Revivre n’est pas simplement se souvenir. L’événement semble se reproduire ici et maintenant, avec une peur intense et des réactions physiques. Ressasser l’événement ou se rappeler ce que l’on a ressenti ne suffit pas (OMS, 2024). La culpabilité ou la honte, la colère, un engourdissement émotionnel, l’impression d’être détaché de soi ou de son environnement (dissociation), les troubles du sommeil et des maux de tête ou de ventre inexpliqués sont aussi fréquents (OMS, 2024 ; NHS, 2026), et certaines personnes se tournent vers l’alcool ou les drogues pour tenir les souvenirs à distance (OMS, 2024). Si la colère pose souvent problème, voyez aussi le guide Gérer sa colère.
Les symptômes commencent en général dans les 3 mois qui suivent l’événement, mais ils peuvent apparaître des années plus tard, et revenir avec des rappels ou un nouveau stress. Près de la moitié des personnes ayant un diagnostic de TSPT se rétablissent complètement dans les 3 mois suivant le début (OMS, 2024). Les enfants peuvent réagir autrement que les adultes : si vous remarquez de tels changements chez un enfant, demandez un avis professionnel.
Le TSPT complexe apparaît plus souvent après des événements prolongés ou répétés auxquels il est difficile d’échapper, comme des maltraitances ou des violences conjugales durables. En plus des symptômes du TSPT, il comporte des difficultés graves et durables à gérer ses émotions, une image de soi comme quelqu’un sans valeur ou en échec, avec beaucoup de honte et de culpabilité, et des difficultés à se sentir proche des autres ou à entretenir des relations (OMS, 2024). Selon les pays et les méthodes d’enquête, il toucherait 1 à 8 % de la population (Maercker et al., 2022). Contrairement au trouble de la personnalité borderline, il se traduit plutôt par un évitement des relations et un sentiment de coupure que par la peur de l’abandon, et par une image négative de soi qui reste stable (OMS, 2024).
Le temps guérit-il, et pourquoi cela dure-t-il ?
En regroupant 54 études qui ont suivi des personnes après un événement traumatique, en moyenne 65,7 % sont restées plutôt stables, 20,8 % ont traversé une période difficile puis se sont rétablies, 10,6 % ont eu des symptômes durables et 8,9 % ont vu des symptômes apparaître plus tard ; chaque part est une moyenne calculée séparément, d’où un total différent de 100 % (Galatzer-Levy et al., 2018). Les chercheurs appellent cette trajectoire stable la résilience. En regroupant 42 études qui ont suivi des personnes sans traitement spécifique, 44,0 % ne remplissaient plus les critères du TSPT après trois ans environ en moyenne : 51,7 % dans les études commencées dans les cinq mois suivant l’événement et 36,9 % dans celles commencées plus tard (Morina et al., 2014). Ces chiffres ne mesurent pas la même chose que le « près de la moitié se rétablit en 3 mois » cité plus haut, d’où leur différence. Beaucoup de personnes vont mieux, mais le temps ne règle pas tout.
Selon une explication influente, quand l’événement n’a pas été « rangé » dans le passé et que des significations comme « je ne suis plus en sécurité nulle part » ou « c’est ma faute » s’y attachent, le danger semble toujours présent. Éviter d’y penser et fuir ce qui le rappelle soulage un temps, mais empêche le souvenir et sa signification d’évoluer (Ehlers & Clark, 2000). L’OMS explique aussi que l’évitement peut, avec le temps, renforcer les reviviscences et faire durer le TSPT (OMS, 2026).
Les violences commises par autrui, des traumatismes antérieurs, une blessure grave pendant l’événement, le fait de voir d’autres personnes blessées et un stress qui se prolonge ensuite augmentent le risque (Kessler et al., 2017 ; OMS, 2026 ; NIMH, 2023). Les organismes officiels indiquent que le soutien de l’entourage peut aider au rétablissement (OMS, 2026 ; NIMH, 2023), mais les études divergent sur la mesure dans laquelle ce soutien protège du TSPT (Wang et al., 2021 ; Sorjonen & Melin, 2023). Une analyse a trouvé de petits liens dans les deux sens : le soutien prédisait un peu moins de TSPT par la suite, et le TSPT un peu moins de soutien, dans des proportions comparables (Wang et al., 2021).
Les premiers jours et semaines : ce qui aide et ce qui n’aide pas
D’abord, veillez à votre sécurité et à vos besoins de base comme manger et boire (OMS, 2011), entourez-vous de personnes de confiance et gardez autant que possible vos habitudes. Parlez de ce qui s’est passé seulement quand vous vous en sentez capable (OMS, 2026). Évitez de regarder sans cesse les images ou les informations sur l’événement, et repoussez un temps les grandes décisions comme déménager ou changer d’emploi (Centre national coréen pour les catastrophes et les traumatismes, s. d.). Si le sommeil est difficile, essayez des exercices de relaxation et réduisez le café, le tabac et l’alcool (OMS, 2013).
Ce que l’entourage peut offrir, ce sont les « premiers secours psychologiques ». L’OMS les résume ainsi : observer, écouter et orienter vers l’aide nécessaire. Apportez une aide concrète comme de quoi manger ou boire, ne pressez personne de parler et faites savoir que vous êtes là pour écouter si la personne le souhaite. Ce n’est pas réservé aux professionnels, et ce n’est pas un soutien psychologique professionnel (OMS, 2011). Peu d’études en ont toutefois vraiment mesuré les effets (Hermosilla et al., 2023).
Certaines choses n’aident pas. Le « débriefing psychologique » en une séance, où l’on demande peu après l’événement de raconter brièvement mais étape par étape ce qui s’est passé et ce que l’on a ressenti, n’a pas prévenu le TSPT, et un essai a même trouvé un risque de TSPT plus élevé un an plus tard (Rose et al., 2002). Proposer plusieurs séances de soutien à tout le monde, quels que soient les symptômes, n’est pas recommandé non plus (Roberts et al., 2019a). Les recommandations déconseillent de proposer des benzodiazépines pour apaiser l’anxiété ou l’insomnie le premier mois (OMS, 2013), et de donner un médicament pour prévenir le TSPT (NICE, 2018). Si l’on vous en a déjà prescrit, ne les arrêtez pas brutalement : parlez-en au médecin qui les a prescrites.
Le premier mois, si les symptômes restent sous le seuil du diagnostic, il est conseillé d’envisager une surveillance avec un nouveau point dans le mois. Mais si les symptômes sont sévères ou perturbent beaucoup la vie, une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) centrée sur le trauma peut aider dès le premier mois (NICE, 2018 ; OMS, 2013). Chez les personnes présentant des symptômes, la TCC centrée sur le trauma, la thérapie cognitive sans exposition et l’EMDR aidaient, avec les données les plus solides pour la TCC centrée sur le trauma (Roberts et al., 2019b).
Ce que l’on peut faire quand les symptômes durent, et comment soutenir quelqu’un de proche
Gardez des habitudes pour les repas, l’activité physique et le sommeil, passez du temps avec des personnes de confiance et dites-leur ce qui déclenche vos symptômes. Attendez-vous à une amélioration progressive plutôt qu’immédiate (NIMH, 2023). Noter ce qui déclenche les flashbacks, comme certaines odeurs ou certains sons, aide à repérer ce qui vous ébranle (NHS, 2026). Réduisez l’alcool et les drogues, qui peuvent aggraver les symptômes (OMS, 2026). Chez les personnes ayant un TSPT, la part de celles qui avaient aussi un problème d’alcool allait de 9,8 à 61,3 % selon les études (Debell et al., 2014). La respiration ou le fait de porter son attention sur ce qui nous entoure peuvent aider à traverser un moment difficile, mais ne remplacent pas un traitement ; ces techniques sont expliquées dans le guide Comment évacuer le stress. Revenir en détail sur l’événement est plus sûr en thérapie que sans accompagnement.
Pour des cauchemars à répétition, l’Académie américaine de médecine du sommeil recommande la thérapie par répétition d’imagerie mentale : on réécrit, à l’état de veille, l’histoire du cauchemar en une version moins effrayante et on la répète mentalement, avec un accompagnement professionnel (Morgenthaler et al., 2018). En regroupant 13 études, la fréquence des cauchemars et la qualité du sommeil s’amélioraient nettement, même si la plupart comparaient seulement l’avant et l’après traitement (Casement & Swanson, 2012). Les troubles du sommeil en général sont expliqués dans le guide Insomnie : ce qui aide vraiment.
Pour soutenir quelqu’un de proche, faites savoir à la personne que vous êtes là pour l’écouter si elle le souhaite, sans la presser de donner des détails (OMS, 2011 ; Centre national coréen pour les catastrophes et les traumatismes, s. d.). Des phrases comme « oublie ça » ou « ça aurait pu être pire », ou des conseils à sens unique, peuvent blesser (Centre national coréen pour les catastrophes et les traumatismes, s. d.). L’aider à prendre rendez-vous ou l’y accompagner peut beaucoup aider, et si ses symptômes ne s’améliorent pas après 6 à 8 semaines de traitement, encouragez la personne à en parler à l’équipe qui la soigne (NIMH, 2023). L’irritabilité et la susceptibilité peuvent être des symptômes plutôt qu’un changement de caractère (portail national d’information en santé mentale, 2020). L’entourage peut aussi s’épuiser ou être touché : fixez vos propres limites et prenez soin de vous (Santé.fr, 2026).
Les traitements et médicaments qui ont fait leurs preuves
Les traitements les mieux étayés sont la thérapie cognitivo-comportementale centrée sur le trauma et l’EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) (OMS, 2026). La thérapie des processus cognitifs examine et modifie les croyances non aidantes liées à l’événement, en général en une douzaine de séances ; l’exposition prolongée consiste à s’approcher progressivement des souvenirs, émotions et situations évités, ce qui permettrait d’apprendre qu’ils ne sont pas dangereux. L’EMDR se pratique en général une ou deux fois par semaine, 6 à 12 séances au total, et contrairement aux autres traitements du trauma, ne comporte ni exposition prolongée au souvenir, ni récit détaillé, ni remise en question des croyances, ni exercices à faire chez soi (APA, 2017). Elle utilise une stimulation bilatérale comme les mouvements des yeux, des tapotements ou des sons (NICE, 2018), mais son mode d’action reste incertain (OMS, 2013). Les recommandations britanniques prévoient en général 8 à 12 séances de TCC centrée sur le trauma, davantage si besoin, avec la possibilité de séances supplémentaires prévues autour des dates difficiles comme les anniversaires (NICE, 2018).
Une analyse de 114 essais contrôlés randomisés a montré que ces traitements réduisaient nettement les symptômes par rapport à la liste d’attente ou aux soins habituels (tailles d’effet de 1,03 à 1,59), sans différence nette entre TCC centrée sur le trauma et EMDR, même si les données étaient surtout de qualité faible ou moyenne (Lewis et al., 2020). Une autre analyse a trouvé qu’il fallait traiter moins de 4 personnes pour qu’une ne remplisse plus les critères du TSPT (Cusack et al., 2016). Les traitements qui ne travaillent pas directement sur le souvenir traumatique aidaient aussi ; la TCC centrée sur le trauma faisait un peu mieux, mais un peu plus de personnes l’arrêtaient en cours de route (Hoppen et al., 2023). La TCC par Internet avec accompagnement thérapeutique faisait aussi mieux que la liste d’attente, mais avec des données de très faible certitude (Simon et al., 2021).
Chez les personnes présentant des symptômes de TSPT complexe, la TCC, l’exposition et l’EMDR faisaient aussi mieux que les soins habituels, mais un traumatisme ayant commencé dans l’enfance était associé à de moins bons résultats (Karatzias et al., 2019). Les recommandations britanniques demandent, pour le TSPT complexe, de prévoir plus de temps pour installer la confiance et de tenir compte de la sécurité et de la stabilité du quotidien (NICE, 2018). Si des maltraitances ou des violences se poursuivent, le traitement est le plus efficace quand il prend en charge à la fois la situation et les symptômes (NIMH, 2023).
Les médicaments sont décrits ici par classe uniquement. Les symptômes s’amélioraient chez 58 % des personnes sous antidépresseur ISRS et 35 % de celles sous placebo (Williams et al., 2022), mais la taille d’effet globale restait faible (Hoskins et al., 2021). L’OMS propose d’envisager un médicament quand la psychothérapie n’a pas fonctionné ou n’est pas accessible, ou en cas de dépression modérée à sévère associée (OMS, 2013), et les recommandations britanniques un ISRS ou un IRSN quand la personne préfère un médicament (NICE, 2018). Une analyse a conclu que les benzodiazépines ne traitent ni ne préviennent le TSPT, avec de moins bons résultats observés surtout dans des études observationnelles (Guina et al., 2015). Si vous prenez déjà l’un de ces médicaments, ne l’arrêtez pas brutalement, même si vous allez mieux : parlez-en au médecin qui l’a prescrit (NHS, 2026). Les antidépresseurs sont expliqués dans les guides Antidépresseurs et psychotropes et Dépression : ce qui aide.
Quand et où se faire aider
Demandez une aide professionnelle quand les réactions ne s’atténuent pas environ une semaine après l’événement, ou s’aggravent (portail national d’information en santé mentale, 2020) ; quand les symptômes durent plus d’un mois et perturbent votre vie (NICE, 2018) ; quand vous comptez de plus en plus sur l’alcool ou les drogues ; ou quand votre moral est bas. Environ la moitié (52 %) des personnes ayant un TSPT actuel avaient aussi une dépression (Rytwinski et al., 2013). Si votre moral est bas, voyez aussi l’auto-évaluation PHQ-9. Même si l’événement date de plusieurs années, il n’est jamais trop tard pour se soigner (Santé.fr, 2026).
Si des violences se poursuivent, la sécurité passe d’abord. Danger immédiat : 17 ou 112 · 3919 (Violences Femmes Info), gratuit et anonyme, 24 h/24. En France, en cas d’urgence, rendez-vous aux urgences ou appelez le 15 ; le numéro national d’aide aux victimes est le 116 006, et votre médecin traitant peut vous orienter, notamment vers un centre régional du psychotraumatisme (Santé.fr, 2026). En Corée, on peut se faire aider en psychiatrie ou par le centre de santé mentale de sa ville ou de son arrondissement, et la ligne de crise en santé mentale 1577-0199 (24 h/24) met en relation avec un centre proche (ministère coréen de la Santé et du Bien-être, 2025). Le Centre national coréen pour les catastrophes et les traumatismes et ses centres régionaux s’adressent aux personnes touchées par une catastrophe ou un accident, à leurs familles et aux intervenants (Centre national coréen pour les catastrophes et les traumatismes, s. d.). mind.io ne propose pas de test du TSPT ; le score de l’auto-évaluation GAD-7 peut augmenter en cas de TSPT, mais ne le diagnostique pas.
Dans une étude suédoise qui a suivi plus de 3,1 millions de personnes, le risque de suicide des personnes ayant un TSPT restait 2,61 fois plus élevé chez les femmes et 1,67 fois chez les hommes, même en tenant compte des troubles psychiques antérieurs (Fox et al., 2021). Si vous avez des idées de vous faire du mal, ne gardez pas ces pensées pour vous. Appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). Pour parler de façon anonyme, SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.
Questions fréquentes
Q. Traumatisme et TSPT, est-ce la même chose ? R. Le traumatisme désigne largement le fait d’avoir vécu quelque chose qui dépasse ce que le corps et l’esprit peuvent supporter (Centre national coréen pour les catastrophes et les traumatismes, s. d.), alors que le TSPT est le diagnostic posé quand les reviviscences, l’évitement et le sentiment de menace actuelle durent au moins plusieurs semaines et perturbent la vie (OMS, 2024). La plupart des personnes qui vivent un événement traumatique ne développent pas de TSPT (OMS, 2026).
Q. C’est arrivé il y a des années. Cela peut-il me rattraper maintenant ? R. Oui. Les symptômes commencent en général dans les 3 mois, mais ils peuvent apparaître des années plus tard, ou revenir avec des rappels ou un nouveau stress (OMS, 2024). Même longtemps après, il n’est pas trop tard pour se soigner (Santé.fr, 2026).
Q. Faut-il parler de ce qui s’est passé pour aller mieux ? R. Parlez-en à une personne de confiance quand vous vous en sentez capable (OMS, 2026). Les traitements centrés sur le trauma travaillent sur les souvenirs de façon planifiée et progressive avec une personne formée à ces thérapies, ce qui n’a rien à voir avec un débriefing imposé juste après l’événement (OMS, 2013).
Q. L’EMDR, c’est seulement bouger les yeux ? R. Non. C’est un traitement qui travaille sur les souvenirs avec une personne formée à cette thérapie, en général une ou deux fois par semaine pendant 6 à 12 séances (APA, 2017). Son effet ne différait pas nettement de celui de la TCC centrée sur le trauma (Lewis et al., 2020), mais son mode d’action reste incertain (OMS, 2013).
Q. Puis-je me contenter d’un médicament ? R. La psychothérapie est le premier choix (OMS, 2026). Les médicaments aident certaines personnes, mais leur taille d’effet est faible (Hoskins et al., 2021), et on les envisage quand la psychothérapie n’a pas marché ou est difficile d’accès, ou en cas de dépression modérée à sévère associée (OMS, 2013), et quand la personne préfère un médicament (NICE, 2018).
Q. Le TSPT complexe est-il un trouble de la personnalité ? R. Non. La CIM-11 les distingue. Le TSPT complexe se caractérise plutôt par l’évitement des relations et un sentiment de coupure que par la peur de l’abandon, et par une image négative de soi qui reste stable (OMS, 2024).
Q. J’ai subi une agression sexuelle et mon corps s’est figé, je n’ai rien pu faire. R. Se figer, sans pouvoir fuir ni se défendre, est une réaction fréquente face à une menace. Ce n’est pas votre faute (Santé.fr, 2026). Le 116 006 oriente les victimes (Santé.fr, 2026), et le 3919 (Violences Femmes Info) répond gratuitement et anonymement, 24 h/24.
Q. mind.io propose-t-il un test du TSPT ? R. Non. Le score de l’auto-évaluation GAD-7 peut augmenter en cas de TSPT, mais ne le diagnostique pas. Si vous allez toujours mal après quelques semaines, consultez.
Q. C’est si dur que j’ai des idées de me faire du mal. R. Ne restez pas sans aide avec ces pensées. Appelez tout de suite le 3114, numéro national de prévention du suicide (24 h/24, gratuit). Pour parler de façon anonyme, SOS Amitié répond au 09 72 39 40 50. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.
Références : World Health Organization (2024), Clinical descriptions and diagnostic requirements for ICD-11 mental, behavioural and neurodevelopmental disorders (CDDR), https://www.who.int/publications/i/item/9789240077263 ; World Health Organization (2025), ICD-11 for Mortality and Morbidity Statistics, 6B43 Adjustment disorder, https://icd.who.int/browse/2025-01/mms/en ; World Health Organization (2026), Post-traumatic stress disorder [Fact sheet], https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/post-traumatic-stress-disorder ; Kessler, R. C., Aguilar-Gaxiola, S., Alonso, J., Benjet, C., Bromet, E. J., Cardoso, G., et al. (2017), Trauma and PTSD in the WHO World Mental Health Surveys, European Journal of Psychotraumatology 8(sup5), 1353383, https://doi.org/10.1080/20008198.2017.1353383 ; Koenen, K. C., Ratanatharathorn, A., Ng, L., McLaughlin, K. A., Bromet, E. J., Stein, D. J., et al. (2017), Posttraumatic stress disorder in the World Mental Health Surveys, Psychological Medicine 47(13), 2260-2274, https://doi.org/10.1017/S0033291717000708 ; Rim, S. J., Hahm, B. J., Seong, S. J., Park, J. E., Chang, S. M., Kim, B. S., et al. (2023), Prevalence of mental disorders and associated factors in Korean adults: National Mental Health Survey of Korea 2021, Psychiatry Investigation 20(3), 262-272, https://doi.org/10.30773/pi.2022.0307 ; Health Insurance Review and Assessment Service (2026), Disease statistics: F43.1 post-traumatic stress disorder, 2010-2025 [in Korean], https://opendata.hira.or.kr ; National Center for Mental Health (2020), Post-traumatic stress disorder [National Mental Health Information Portal, in Korean], https://www.mentalhealth.go.kr/portal/disease/diseaseDetail.do?dissId=28 ; National Center for Disaster and Trauma (n.d.), Understanding trauma, common reactions and coping, and legal basis [in Korean], https://nct.go.kr/distMental/understand/understand02_1_1.do and https://nct.go.kr/ntcIntro/legalBasis.do ; NHS (2026), PTSD (post-traumatic stress disorder), https://www.nhs.uk/mental-health/conditions/post-traumatic-stress-disorder-ptsd/overview/ ; Maercker, A., Cloitre, M., Bachem, R., Schlumpf, Y. R., Khoury, B., Hitchcock, C., & Bohus, M. (2022), Complex post-traumatic stress disorder, Lancet 400(10345), 60-72, https://doi.org/10.1016/S0140-6736(22)00821-2 ; Galatzer-Levy, I. R., Huang, S. H., & Bonanno, G. A. (2018), Trajectories of resilience and dysfunction following potential trauma: A review and statistical evaluation, Clinical Psychology Review 63, 41-55, https://doi.org/10.1016/j.cpr.2018.05.008 ; Morina, N., Wicherts, J. M., Lobbrecht, J., & Priebe, S. (2014), Remission from post-traumatic stress disorder in adults: A systematic review and meta-analysis of long term outcome studies, Clinical Psychology Review 34(3), 249-255, https://doi.org/10.1016/j.cpr.2014.03.002 ; Ehlers, A., & Clark, D. M. (2000), A cognitive model of posttraumatic stress disorder, Behaviour Research and Therapy 38(4), 319-345, https://doi.org/10.1016/S0005-7967(99)00123-0 ; National Institute of Mental Health (2023), Post-traumatic stress disorder, https://www.nimh.nih.gov/health/publications/post-traumatic-stress-disorder-ptsd ; Wang, Y., Chung, M. C., Wang, N., Yu, X., & Kenardy, J. (2021), Social support and posttraumatic stress disorder: A meta-analysis of longitudinal studies, Clinical Psychology Review 85, 101998, https://doi.org/10.1016/j.cpr.2021.101998 ; Sorjonen, K., & Melin, B. (2023), Prospective associations between social support and posttraumatic stress disorder may be spurious: A re-meta-analysis of longitudinal studies and a simulation, Journal of Affective Disorders 340, 174-180, https://doi.org/10.1016/j.jad.2023.08.014 ; World Health Organization (2013), Guidelines for the management of conditions specifically related to stress, https://iris.who.int/handle/10665/85119 ; World Health Organization, War Trauma Foundation, & World Vision International (2011), Psychological first aid: Guide for field workers, https://iris.who.int/handle/10665/44615 ; Hermosilla, S., Forthal, S., Sadowska, K., Magill, E. B., Watson, P., & Pike, K. M. (2023), We need to build the evidence: A systematic review of psychological first aid on mental health and well-being, Journal of Traumatic Stress 36(1), 5-16, https://doi.org/10.1002/jts.22888 ; Rose, S., Bisson, J., Churchill, R., & Wessely, S. (2002), Psychological debriefing for preventing post traumatic stress disorder (PTSD), Cochrane Database of Systematic Reviews 2002(2), CD000560, https://doi.org/10.1002/14651858.CD000560 ; Roberts, N. P., Kitchiner, N. J., Kenardy, J., Robertson, L., Lewis, C., & Bisson, J. I. (2019a), Multiple session early psychological interventions for the prevention of post-traumatic stress disorder, Cochrane Database of Systematic Reviews 2019(8), CD006869, https://doi.org/10.1002/14651858.CD006869.pub3 ; National Institute for Health and Care Excellence (2018), Post-traumatic stress disorder (NG116), https://www.nice.org.uk/guidance/ng116 ; Roberts, N. P., Kitchiner, N. J., Kenardy, J., Lewis, C. E., & Bisson, J. I. (2019b), Early psychological intervention following recent trauma: A systematic review and meta-analysis, European Journal of Psychotraumatology 10(1), 1695486, https://doi.org/10.1080/20008198.2019.1695486 ; Debell, F., Fear, N. T., Head, M., Batt-Rawden, S., Greenberg, N., Wessely, S., & Goodwin, L. (2014), A systematic review of the comorbidity between PTSD and alcohol misuse, Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology 49(9), 1401-1425, https://doi.org/10.1007/s00127-014-0855-7 ; Morgenthaler, T. I., Auerbach, S., Casey, K. R., Kristo, D., Maganti, R., Ramar, K., et al. (2018), Position paper for the treatment of nightmare disorder in adults: An American Academy of Sleep Medicine position paper, Journal of Clinical Sleep Medicine 14(6), 1041-1055, https://doi.org/10.5664/jcsm.7178 ; Casement, M. D., & Swanson, L. M. (2012), A meta-analysis of imagery rehearsal for post-trauma nightmares: Effects on nightmare frequency, sleep quality, and posttraumatic stress, Clinical Psychology Review 32(6), 566-574, https://doi.org/10.1016/j.cpr.2012.06.002 ; Santé.fr (2026), Trouble de stress post-traumatique [in French], https://www.sante.fr/trouble-de-stress-post-traumatique ; American Psychological Association (2017), Clinical practice guideline for the treatment of posttraumatic stress disorder (PTSD) in adults: PTSD treatments, https://www.apa.org/ptsd-guideline/treatments ; Lewis, C., Roberts, N. P., Andrew, M., Starling, E., & Bisson, J. I. (2020), Psychological therapies for post-traumatic stress disorder in adults: Systematic review and meta-analysis, European Journal of Psychotraumatology 11(1), 1729633, https://doi.org/10.1080/20008198.2020.1729633 ; Cusack, K., Jonas, D. E., Forneris, C. A., Wines, C., Sonis, J., Middleton, J. C., et al. (2016), Psychological treatments for adults with posttraumatic stress disorder: A systematic review and meta-analysis, Clinical Psychology Review 43, 128-141, https://doi.org/10.1016/j.cpr.2015.10.003 ; Hoppen, T. H., Jehn, M., Holling, H., Mutz, J., Kip, A., & Morina, N. (2023), The efficacy and acceptability of psychological interventions for adult PTSD: A network and pairwise meta-analysis of randomized controlled trials, Journal of Consulting and Clinical Psychology 91(8), 445-461, https://doi.org/10.1037/ccp0000809 ; Simon, N., Robertson, L., Lewis, C., Roberts, N. P., Bethell, A., Dawson, S., & Bisson, J. I. (2021), Internet-based cognitive and behavioural therapies for post-traumatic stress disorder (PTSD) in adults, Cochrane Database of Systematic Reviews 2021(5), CD011710, https://doi.org/10.1002/14651858.CD011710.pub3 ; Karatzias, T., Murphy, P., Cloitre, M., Bisson, J., Roberts, N., Shevlin, M., et al. (2019), Psychological interventions for ICD-11 complex PTSD symptoms: Systematic review and meta-analysis, Psychological Medicine 49(11), 1761-1775, https://doi.org/10.1017/S0033291719000436 ; Williams, T., Phillips, N. J., Stein, D. J., & Ipser, J. C. (2022), Pharmacotherapy for post traumatic stress disorder (PTSD), Cochrane Database of Systematic Reviews 2022(3), CD002795, https://doi.org/10.1002/14651858.CD002795.pub3 ; Hoskins, M. D., Bridges, J., Sinnerton, R., Nakamura, A., Underwood, J. F. G., Slater, A., et al. (2021), Pharmacological therapy for post-traumatic stress disorder: A systematic review and meta-analysis of monotherapy, augmentation and head-to-head approaches, European Journal of Psychotraumatology 12(1), 1802920, https://doi.org/10.1080/20008198.2020.1802920 ; Guina, J., Rossetter, S. R., DeRhodes, B. J., Nahhas, R. W., & Welton, R. S. (2015), Benzodiazepines for PTSD: A systematic review and meta-analysis, Journal of Psychiatric Practice 21(4), 281-303, https://doi.org/10.1097/PRA.0000000000000091 ; Rytwinski, N. K., Scur, M. D., Feeny, N. C., & Youngstrom, E. A. (2013), The co-occurrence of major depressive disorder among individuals with posttraumatic stress disorder: A meta-analysis, Journal of Traumatic Stress 26(3), 299-309, https://doi.org/10.1002/jts.21814 ; Ministry of Health and Welfare (2025), Community mental health welfare centres and the mental health crisis line [in Korean], https://www.mohw.go.kr/menu.es?mid=a10706040100 ; Ministry of Gender Equality and Family (n.d.), Sunflower Centres: Integrated support centres for victims of sexual violence [in Korean], https://www.mogef.go.kr/sp/hrp/sp_hrp_f011.do ; Gender Equality Bureau, Cabinet Office (n.d.), One-stop support centres for victims of sexual crimes and sexual violence [in Japanese], https://www.gender.go.jp/policy/no_violence/seibouryoku/consult.html ; National Center of Neurology and Psychiatry (n.d.), PTSD [Kokoro no Joho site, in Japanese], https://kokoro.ncnp.go.jp/disease.php?@uid=iGkwv4PNzgWhQ9xI ; Fox, V., Dalman, C., Dal, H., Hollander, A. C., Kirkbride, J. B., & Pitman, A. (2021), Suicide risk in people with post-traumatic stress disorder: A cohort study of 3.1 million people in Sweden, Journal of Affective Disorders 279, 609-616, https://doi.org/10.1016/j.jad.2020.10.009.
Vous n’avez pas à garder cela pour vous
Si vous avez des pensées de vous faire du mal, ou si tout devient trop lourd, vous pouvez appeler à tout moment.
En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.
Vous pouvez envoyer le lien à quelqu’un que ce guide pourrait aider.
Tests et guides à découvrir ensuite
Faire l’auto-évaluation PHQ-9
Ce n’est pas un test du TSPT, mais il fait le point sur la dépression, souvent associée au TSPT, sur les 2 dernières semaines.
Symptômes de l’anxiété
Les symptômes du trouble panique, de l’anxiété généralisée et des autres troubles anxieux, et ce qui les distingue.
Insomnie : ce qui aide vraiment
Les méthodes qui ont fait leurs preuves pour les troubles du sommeil fréquents après un événement traumatique.