Force de caractère VIA
Pardon
Après un conflit, vous aidez à recoller les morceaux et à repartir sur de bonnes bases.
- #Tempérance
L’une des 24 forces de caractère VIA, rattachée à la vertu « Tempérance ». Se garder des excès et préserver l’équilibre.
Comment elle se manifeste
- Vous pensez à l’avenir de la relation plutôt que de ressasser le passé.
- Pardonner, ce n’est pas oublier : c’est peut-être alléger le poids des émotions.
- Une réconciliation est plus sûre quand elle s’accompagne de limites claires et d’un engagement à ne pas recommencer.
Comment utiliser cette force
- Que vous pardonniez ou non, convenez ensemble de ce que vous ferez la prochaine fois.
- Mieux vaut prévoir la discussion une fois les émotions retombées.
- Accordez-vous la même indulgence que celle que vous offrez aux autres.
Quand elle est trop utilisée
Pardonner trop vite peut laisser les choses se répéter : clarifiez vos critères et vos limites.
À essayer cette semaine
Cette semaine, revenez sur une situation qui vous pèse encore et notez ce que vous avez ressenti, ce que vous en retenez et la limite que vous poserez désormais.
Forces de la même vertu · Tempérance
- Humilité
- Prudence
- Maîtrise de soi
Le pardon dans les relations, au travail et pendant les études
Le pardon, c’est la capacité à lâcher l’envie de rendre la pareille et à offrir une nouvelle chance. On le voit quand vous acceptez les excuses de quelqu’un qui a oublié un rendez-vous et fixez la prochaine sortie, ou quand vous reprenez contact quelques jours après une dispute. Il s’agit de solder le compte dans votre tête, pas de nier les faits.
Au travail, vous nommez le problème quand l’erreur de quelqu’un de l’équipe fait dérailler une tâche, puis vous cessez d’y revenir. Dans les études, il devient pardon envers soi : ne pas s’accabler après un examen raté et passer à un meilleur plan.
Pardonner trop, pardonner trop peu
À travers le juste milieu de Niemiec, un pardon surutilisé laisse passer le même tort encore et encore, jusqu’à user vos limites. Rester patient avec quelqu’un qui n’assume rien ressemble plus à s’effacer qu’à pardonner. Sous-utilisé, il ferme la porte au moindre faux pas et les liens se rompent facilement.
Pardonner n’est pas se réconcilier. Vous pouvez lâcher la rancune et décider séparément si, et à quelles conditions, rester proche. Quand la sécurité est en jeu, la distance et l’aide passent avant.
Des façons concrètes de pratiquer le pardon
L’exercice de Seligman et ses collègues (2005) demandait d’employer une force principale autrement une fois par jour. Vous pouvez reprendre ce format si le pardon est haut chez vous, mais il provient d’une seule étude en ligne : visez de petites observations plutôt qu’un grand changement.
Essayez de réécrire une blessure récente en trois phrases du point de vue de l’autre, de répondre à des excuses par « merci de me l’avoir dit » plutôt que « ce n’est rien », ou d’écrire une lettre que vous n’enverrez pas. Le modèle REACH de Worthington propose des étapes plus lentes et guidées.
Évoquer le pardon sans maladresse : lettre de motivation et entretien
Le mot sonne étrange dans une candidature ; parlez plutôt de réparer une relation de travail. Dans une lettre de motivation : « La veille d’une soutenance, quelqu’un de l’équipe a perdu nos diapositives ; plutôt que chercher un coupable, j’ai réparti les heures restantes pour les refaire, et nous avons ensuite mené le projet suivant ensemble. »
Si l’entretien aborde un conflit, parlez moins des torts de l’autre que de la façon dont vous avez apaisé votre réaction et de ce que vous avez convenu. Mentionner une limite tenue montre de la maturité, pas une tolérance sans fin.
Les forces qui accompagnent le pardon
L’intelligence sociale aide à lire la situation de l’autre, et l’honnêteté permet de dire ce qui a blessé avant de le laisser partir. La gratitude rappelle le bon côté d’une relation.
Si l’équité est très élevée, pardonner peut ressembler à enfreindre une règle : séparez le fait de demander des comptes de celui de garder rancune.
Le pardon et les recherches sur le VIA-IS
Peterson et Seligman, dans leur manuel de 2004, nomment cette force « pardon et miséricorde » et la rangent sous la tempérance. Le VIA-IS, principal questionnaire autodéclaré de la classification, a été traduit dans de nombreuses langues.
Les analyses factorielles divergent : le pardon appartient-il à la tempérance ou plutôt aux forces de bienveillance comme la gentillesse ? Voyez vos résultats VIA comme un indice parmi d’autres, et lisez forces et intérêts côte à côte si vous réfléchissez à votre orientation.
Force de caractère « Pardon » : questions fréquentes
Les personnes qui pardonnent facilement se mettent-elles rarement en colère ?
Elles se fâchent aussi, mais ont tendance à ne pas garder la colère longtemps. L’intensité de la blessure et la vitesse de récupération varient d’une personne à l’autre.
Si je pardonne, dois-je rester proche de la personne ?
Non. Pardonner, c’est lâcher la rancune ; reconstruire la relation est un choix distinct. Prendre ses distances face à des torts répétés est sain.
Un score faible en pardon veut-il dire que je suis rancunier ?
Pas à lui seul. Comme le VIA hiérarchise vos propres forces, une place basse ne révèle aucun défaut de caractère, et certaines blessures demandent simplement plus de temps.
Se pardonner à soi-même fait-il partie de cette force ?
On peut le voir ainsi. Passer à autre chose après ses propres erreurs sans se juger durement en est une forme ; pour chacun, se pardonner ou pardonner aux autres est plus ou moins facile.
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Ceci est une description pour mieux se comprendre, pas un diagnostic. Un même type peut se manifester très différemment selon la personne et la situation.